AUGMENTATION MORBIDE DE L’EX CI T A B IL1 TÉ RÉFLEXE
Je mentionnerai ici en terminant l’augmentation morbide de l’excitabilité réflexe, qui procède de différents foyers chez les hystériques. Ainsi Slilling et Turk ont constaté qu’une pression exercée sur les apophyses épineuses pouvait provoquer des convulsions et même des attaques. Dans -d’autres cas, c’est une pression profonde sur l’ovaire ou sur la région épigastrique (Schützemberger) qui détermine des accidents hystériques analogues. J’ai vu deux malades, dit Rosenthal, à qui nous empruntons ces quelques détails, chez lesquelles l’introduction du spéculum était bien supportée, mais chaque fois qu’on touchait par hasard ou volontairement le col de l’utérus, il survenait une attaque.
Gen... possède entre les deux omoplates une zone hyperesthésiée dont le simple attouchement suffit pour provoquer une attaque, et cela d’autant plus facilement qu’elle se trouve plus près d’une attaque spontanée. Après les grandes attaques il semble que l’excitabilité soit épuisée, et la pression de la zone indiquée n’amène plus aucun phénomène convulsif.
Alph. B... présente la même particularité. Elle, raconte qu’au moment où on lui touche l’épine dorsale, entre les deux épaules, elle ressent une violente douleur dans le ventre, puis une suflbca-
RIGBËR.
tion qui amène de suite la perte de connaissance. Il semble que dans cette circonstance les différents points douloureux de l’aura hystérique, au lieu de se développer successivement et dans l’ordre connu comme il arrive lorsque l’accès est spontané, surviennent tous à la fois et avec une grande intensité.
Gl.... possède une zone hystérogène différente. La zone est double, il faut toucher à la fois deux points symétriques, situés en dehors et un peu au-dessous du sein, pour provoquer les convulsions hystéro-épileptiques.
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