VI. — VARIÉTÉS DE LA PÉRIODE ÉPILEPTOÏDE
Telle est la période épileptoïde complète et régulière : mais elle peut subir quelques modifications et constituer ainsi des variétés qu’il est facile de rattacher au type que nous venons de décrire.
Elle se modifie surtout de deux façons, ou par excès, ou par défaut. L’une de ses phases se prolonge au détriment des,autres, ou bien l’une de ses phases ou même deux peuvent manquer. Ces deux modes de variation peuvent se combiner pour créer de nouveaux types : une phase peut se supprimer pendant qu’une autre prend une importance considérable. Enfin un élément étranger vient se surajoutera ceux qui d’ordinaire composent la période épileptoïde, par exemple : la contracture permanente et plus rarement l’hallucination.
L’on conçoit que sur ces données les variétés puissent se multiplier indéfiniment.
Voici cependant les principales qu’il nous a été donné d’observer.
a) . Les grands mouvements toniques du début peuvent être très réduits ou manquer complètement. La tétanisation qui s’établit débute d’une façon progressive {Fig. 2. n° 1.), ou subite. (Fig. 2.
ms.)
b) . D’autres fois au contraire ils représentent à eux seuls la phase tonique, et l’immobilité tétanique manque absolument. Par exemple: (Fig. 3.)
La malade commence par exécuter quelques grandes convulsions toniques, et les petits mouvements cloniques suivent immédiatement. Par leur exagération, ces convulsions toniques contribuent à donner à la variété démoniaque de l’attaque l’aspect effrayant qu’on lui connaît.
PÉRIODE ÉPILEPTOÏDE.
c). Je n’insisterai pas sur la variété des convulsions toniques et des attitudes du tétanisme. Il en a été parlé assez longuement lors de la description de la phase tonique. La phase tétanique peut se prolonger et même représenter à elle seule toute la période épileptoïde de l’attaque.
É?). Les petits mouvements cloniques sont constants, mais ils peuvent durer peu pour faire place aux secousses (Fig. 6).
Quelquefois au contraire ils se prolongent et occupent la plus grande partie de la phase épileptoïde (Fig. 4 N“ 1).
é ). Dans d’autres cas, quelques convulsions cloniques ou quelques secousses rapides peuvent représenter à elles seules toute la phase épileptoïde.
La troisième phase, ou phase de résolution, manquera complètement, ou bien elle sera interrompue de temps en temps par de violentes secousses. Enfin, comme je l’ai déjà dit, la résolution est souvent incomplète, la contraction musculaire persistant d’une façon générale, ou sur un point du corps seulement.
Je me réserve d’étudier au chapitre des attaques anormales quelques variétés de l’attaque épileptoïde, qui parfois constituent à elles seules toute l’attaque d’hystéro-épilepsie.