BICHER. W
de décrire sous le nom vague, faute de mieux, de léthargie hystérique provoquée, s’accompagnant Æhyperexcitabilité musculaire.
Je fais de l’hyperexcitabilité musculaire un signe obligé de celte, variété de sommeil, car il existe un autre sommeil où l’byperexcitabilité ne se rencontre pas.
L’byperexcitabilité musculaire, sans être expressément signalée, a été entrevue dans le sommeil hypnotique : les bras étant dans la résolution, on prie la malade de serrer un objet quelconque, un dynamomètre, par exemple ; si alors on malaxe les muscles avec les mains, on les sent se raidir, acquérir la dureté du bois, et le sujet peut développer ainsi une force extraordinaire et sans accuser la moindre fatigue (Azam).
cc La manière défaire cesser ces troubles de mouvements, ajoute M. Duval, n’est pas moins remarquable que la manière de les proe duire : une légère friction sur les muscles amène aussitôt leur résolution. »
Le clignotement des paupières est signalé dans de nombreux cas de sommeil hystérique et de catalepsie. Ces derniers cas de catalepsie ne peuvent-ils rentrer dans ces cas de catalepsies partielles et imparfaites qui accompagnent parfois la léthargie, et que nous proposons de désigner sous le nom à’état cataleptiforme ?
Cet état cataleptiforme, qu’il n’est pas rare de voir accompagner la léthargie, nous semble sous la dépendance de cette propriété spéciale du muscle que nous désignons sofas le nom d’hyperexcitabilité musculaire, ou, pour mieux dire, il en est en quelque sorte une nouvelle manifestation. Lorsque l’on soulève un peu brusquement le membre d’une malade dont les muscles sont en état d’hyperexcitabilité, ou bien qu’après avoir soulevé le membre, on insiste un peu en le maintenant dans la même position avant de l’abandonner à lui-même, il garde la situation qu’on vient de lui communiquer. Mais que s’est-il passé? Les muscles dans cette manœuvre ont été excités, et en vertu de la propriété dont ils sont doués, ils se sont contracturés. Le membre qui paraît cataleptique est un membre contracturé. En effet, si l’on veut ensuite dé-
placer le membre, on éprouve une certaine résistance, évidemment due à la contracture musculaire.
Nous avons dit que la léthargie s’accompagnait parfois d’un certain degré de raideur généralisée. Il est facile de comprendre que lorsque cette rigidité générale existe, ces phénomènes cataleptiformes soient plus accusés. Mais ils n’en restent pas moins soumis aux mêmes lois. Et pour préciser davantage les caractères de la véritable catalepsie décrite plus haut, d’un côté, et de l’autre, ceux de l’état cataleptiforme, il nous est facile de les consigner dans un même tableau ;
CATALEPSIK
— Veux ouverts. — Pas de convulsion des globes oculaires.
— Pas de frémissement des paupières.
— État cataleptique général.
— Souplesse et légèreté des membres.
— Le membre garde aussitôt la position communiquée.
— Le membre conserve indéfiniment la position communiquée.
— La friction et le massage ne modifient en aucune façon la position communiquée au membre.