‹ Étude descriptive de la grande attaque hystériqueChapitre 66 sur 70 · II. — GLACE · texte numérisé non relu

II. — GLACE

Les applications de glace sur la région ovarienne, sont impraticables pendant la durée de l’attaque, mais employées pendant les

1. Nous avons vu comment les inhalations d’éther provoquaient le plus souvent les crises d’altitudes passionnelles et même la catalepsie. Parfois l’accès complet se développe.

TRAITEMENT DES ATTAQUES

prodromes, elles en atténuent l’intensité, et éloignent ou même écartent complètement les convulsions. La glace agit surtout sur les spasmes viscéraux (hoquets, secousses du ventre, etc...) qui, dans l’intervalle des attaques, tourmentent les hystériques.

§ III. — COÜR-A.NTS CONTINUS.

Pendant mon année d’internat dans le service de M. Charcot, il a été fait un usage fréquent des courants continus. Les premières recherches à ce sujet ont été consignées dans la thèse d’agrégation de M. le D"' Tessier L

Depuis, les expériences se sont multipliées et nous avons donné les résultats de nos recherches dans un travail entrepris en commun avec notre collègue et ami Régnard

Nous avons toujours procédé de la manière suivante : la malade étant en attaque, nous appliquions, au moyen de bandes, l’un des rhéophores d’une pile de Trouvé sur son front. L’autre rhéophore était placé en un point quelconque du corps.

Dans ces conditions, si l’on faisait passer dans n’importe quel sens, le courant de 10 à 15 éléments, on voyait l’attaque s’arrêter; le délire loquace, qui caractérise quelquefois la 4° période, survenait et durait jusqu’à ce qu’une crise incomplète revînt : puis assez rapidement les attaques cessaient complètement.

Geneviève B... nous a fourni maintes fois un exemple frappant de cette sédation obtenue par le courant continu. Cette malade peut avoir jusqu’à trente attaques en une heure. Sous le courant elle en a deux ou trois, incomplètes, sans grands mouvements. Mais il suffit d’interrompre le courant, ne fût-ce qu’une seconde, pour voir les accès reprendre avec toute leur violence. C’est là une contre-épreuve qui nous montre que c’est bien au passage de l’électricité qu’est due la cessation des attaques.

1. De la valeur thérapeutique des courants continus, par le D' J.-L. Teissier, Paris, 1878, p. 61.

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