Revue mensuelle, t. Il, septembre
TRAITEMENT DES ATTAQL'ES
Une autre malade, Alphonsine Ba..., nous a donné des résultats identiques. Dans plusieurs séries d’attaques, nous avons vu les accès s’arrêter sous l’influence du courant. Une numération, incomplète probablement, a même pu être faite un jour, et nous avons vu qu’il y avait 12 fois moins d’accès dans une période où passait le courant que pendant un temps égal où la malade était laissée à elle-même.
Sur toutes nos malades, nous avons eu des résultats analogues.
Il nous reste donc ce fait : si le passage du courant n’arrête pas complètement l’hystéro-épilepsie, il en modifie les accès et devient un palliatif utile dans l’état de mal hystéro-épileptique.
Mais voici une manière d’appliquer l’électricité qui donne lieu à des effets plus surprenants.
Les électrodes étant disposés comme nous l’avons dit plus haut, nous attendons qu’une attaque se produise, puis, d’un coup, nous intervertissons le courant au moyen du commutateur. L’attaque s’arrête tout net. La malade se réveille comme étonnée, porte sa main à sa tête et reprend complètement connaissance.
Dans les cas les plus résistants, il faut deux ou trois interversions pour amener ce résultat. En général, il faut employer quarante à cinquante éléments.
Plusieurs malades, Louise G..., Gélina M... etWitt... nous ont très souvent donné ces résultats.
Dans des cas moins heureux, l’attaque avorte, mais la connaissance ne revient pas, et la malade passe directement dans une sorte d’état comateux, où elle demeure jusqu’à ce que survienne une attaque nouvelle, qu’une nouvelle inversion arrête, et ainsi de suite.
Nous ne saurions nous rendre bien compte de la manière dont agit le courant constant quand il diminue les attaques et quand il les arrête.
Pour ce qui est des inversions, il nous semble qu’il faut attribuer \Q\xt qEqï&Y excitation profonde et peut-être centrale qu’amène une aussi violente rupture d’équilibre que celle qui résulte du changement subit de sens dans le courant de quarante éléments de pile.
Nous pouvons donc formuler les deux conclusions suivantes :
iU
TliAITEJlEXr DES ATTAQUES.
i° Les secousses provoquées par l’interversion brusque d’un courant continu fort (30, 40 et 80 éléments de l’appareil Trouvé) amènent presque toujours l’arrêt immédiat des phénomènes convulsifs, mais n’empêchent lias leur retour;
2“ L’application soutenue d’un coui’ant faible (5 à iO éléments de l’appareil Trouvé) n’arrête pas l’attaque, mais elle en atténue la violence, et pendant un état de mal éloigne le.retour des accès.
Les^pôles sont appliqués l’un à la tête, au front, par exemple, l’autre à une jambe ou à la région ovarienne. Le sens du courant n’a pas d’action .spéciale.