I. MESURE DE LA DENSITE
Avant toute autre opération nous avons procédé à la mesure de la densité de chaque échantillon prélevé.
.. À. — Principe.
Pour faire cette mesure nous nous sommes servi d’une gamme de microdensimètres. Cette gamme permet de mesurer des densités comprises entre 0,800 et 1,000. Les densités que nous avions à mesurer, devant être situées dans ces limites, cette manière de procéder convenait parfaitement aux mesures projetées.
Cette gamme permet de n’utiliser pour cette mesure qu’une quantité assez faible de liquide. En effet, les éléments qui la composent, sont conçus pour faire la mesure dans une cuve cylindrique à fond plat, d’une hauteur de 5 centimètres et de 2 centimètres de diamètre. Il en résulte que 7 à 8 cm° de liquide, seulement, sont nécessaires pour cette mesure.
Cet avantage était précieux pour nous, étant donné le faible volume de prélèvement dont nous pouvions disposer.
Chacun des éléments de cette gamme est gradué en millième d'unité et comporte 20 graduations.
C’est ainsci que le premier élément permet de mesurer des densités comprises entre 0,800 et 0,820.
De même le second est valable pour les densités allant de 0,820 à 0,840; et ainsi de suite jusqu’au dernier qui convient aux mesures de densités s'étendant entre 0,980 et 1,000.
Un microdensimètre supplémentaire gradué de 10 en 10
entre 0,800 et 1,000 permet de faire une première approximation de la mesure et de déterminer, sans tâtonnements, l’élément de la gamme qui convient à la mesure envisagée.
Enfin un petit thermomètre, gradué en demi-degré, permet de mesurer la température du liquide au moment de la mesure de sa densité.
B. — Technique.
Pratiquement voici comment l’on opère:
On commence par remplir aux trois-quarts, la petite cuve cylindrique. On prend ensuite la température du liquide à l’aide du petit thermomètre. Cette mesure est importante, étant donné les conditions dans lesquelles on opère.
On laisse donc le thermomètre plonger, un moment, dans le contenu de la cuve, afin de laisser à la colonne de mercure le temps de se stabiliser. On fait, alors, la lecture et on note ie chiffre trouvé. On retire, ensuite, le thermomètre et, après lavoir rincé, on le sèche sur du papier filtre.
On procède alors à la mesure de la densité proprement dite. Pour cela, on cherche d’abord à l’aide du petit microdensimètre, prévu pour cet usage, l’ordre de grandeur de la densité que l’on veut mesurer. Connaïissant cette valeur grossière, on choisit, dans la gamme, l’élément qui convient. On l’introduit dans la cuve en prenant soin qu’il n’adhère pas à sa paroi. Ce point important est commun à toutes les mesures de densité; mais il revêt, dans le cas échéant, une importance particulière, étant donné le peu d’espace existant entre la paroi de la cuve d’une part, et la paroi du microdensimètre, de l’autre.
En effet, cette particularité entraîne une action non négligeable de forces capillaires. Il a été tenu compte de ce phénomène dans la construction des éléments de la gamme, mais si un point de contact existait entre les deux parois, l’action des forces capillaires fausseraient complètement la mesure.
La présence de ces forces capillaires est rendue visible par l’épaisseur relativement importante, du ménisque formé à la surface du liquide. La hauteur du ménisque, le long des parois de la cuve et du microdensimètre, est telle, que le trait de la graduation qui se trouve exactement au niveau du ménisque est invisible, par suite d’un phénomène de réflexion totale.
Par contre, on observe très bien, nettement en-dessous du ménisque, la graduation immédiatement inférieure à la graduation qui a disparu, de même que l’on aperçoit au-dessus du ménisque la graduation qui suit la graduation invisible.
RE ep 2
C’est pourquoi nous avons retenu précisément la graduation invisible comme étant celle qui donnera la valeur de la densité cherchée, étant donné que le fait même de son invisibilité garantit sa concordance avec le ménisque, et l’on sait précisément que dans toute lecture de densité, c’est la graduation du densimètre qui coïncide avec le ménisque qui donne la valeur cherchée.
Après chaque lecture, le microdensimètre était rincé avec précaution, séché sur papier filtre et essuyé avec un chiffon fin, ne laissant pas de fils, avant d’être remis à sa place dans la gamme.