‹ Etude Détaillée de la Composition de la Repasse et de l'Eau-de-Vie de Pomme et de Quetsch au Cours de la DistillationChapitre 18 sur 61 · IT. — MESURE DU DEGRE ALCOOLIQUE · texte numérisé non relu

IT. — MESURE DU DEGRE ALCOOLIQUE

À. — Généralités.

Les spécialistes de la question des alcools et des eauxde-vie distinguent sous le nom de «degré alcoolique apparent» et sous celui de «degré alcoolique réel» deux valeurs du degré alcoolique qui ne diffèrent pas seulement l’une de l’autre par une correction de température.

Le degré alcoolique apparent représente le degré alcoolique d’une eau-de-vie, par exemple, mesuré directement sur l’eau-de-vie à l’aide d’un alcoomètre. Il est donc en relation directe avec la densité du liquide considéré et peut par conséquent, être calculé à partir de la densité, à l’aide des Tables de Gay-Lussac.

Dans le cas le plus général la mesure du degré alcoolique apparent peut ne pas rendre compte exactement du taux réel en alcool de l’eau-de-vie considérée. En effet, il peut se trouver dans une eau-de-vie des produits en dissolution qui modifient par leur densité propre ou leur viscosité la mesure exacte du degré alcoolique établi de cette facon. En général, d’ailleurs, ces produits proviennent d’additions frauduleuses au produit naturel, de substances destinées à améliorer artificiellement la saveur du produit et par conséquent sa valeur marchande.

C’est pourquoi le Service de la Répression des Fraudes recommande de faire, en plus, lors de l’expertise d’une eaude-vie la mesure de son degré alcoolique réel. (1

Le Roms La comparaison des deux mesures permet ainsi de soup-

çonner la présence de falsifications que des recherches ultérieures pourront préciser.

La mesure du degré alcoolique réel se fait de la même manière que celle du degré alcoolique apparent, la seule différence est qu’elle se fait sur l’eau-de-vie après une redistillation de celle-ci.

Par conséquent, après avoir mesuré le degré alcoolique apparent d’une eau-de-vie, on fait subir à celle-ci une nouvelle distillation, et sur le distillat obtenu on fait une nouvelle mesure du degré alcoolique. La valeur que l’on trouve constitue la valeur du degré alcoolique réel de l’eau-de-vie considérée.

Comme l’objet de la présente étude n’est pas la recherche de falsifications (d’ailleurs impossibles, étant donné que nous prélevions les échantillons avant que le propriétaire ait pu manipuler son eau-de-vie) nous avons délibérément laissé cette mesure en dehors de notre étude. Nous nous sommes contentés de la mesure du degré alcoolique apparent, seule logique dans le cas présent.

B. — Technique.

Pour faire ce calcul nous avons recherché dans les Tables de Gay-Lussac trouvées dans l’ouvrage de M. Kling (6) le

degré alcoolique correspondant aux densités trouvées pour tous les échantillons, après correction de la température.

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