PATTES
11 gouttes d’aniline fraîchement distillée; 1 goutte d’acide chlorhydrique concentré.
L’aniline utilisée était toujours redistillée le matin de son jour d'emploi, de façon à avoir un produit incolore identique d’un jour à l’autre. L'opération se faisait rapidement dans un petit ballon Claisen muni d’un réfrigérant.
L’aniline présentant la particularité de jaunir à la lumière, nous étions obligés de faire cette distillation afin que les dosages puissent être identiques dans leurs réactifs.
Après avoir mis les différents corps indiqués plus haut dans les tubes à essais, on agite ces tubes afin de mélanger leur contenu et on pose chaque tube dans un portoir où il reste au repos un quart d'heure. Ce délai suffit à la coloration pour se développer et atteindre son maximum d’intensité.
On doit procéder alors immédiatement à la mesure de cette intensité, car la coloration obtenue ne reste stable qu’une vingtaine de minutes. Nous avons donc dû nous contenter de faire passer à l’appareil que nous allons décrire de courtes séries de dosage de cinq tubes au maximum.
2° Mesure de l'intensité de la coloration obtenue. L'évaluation de la coloration que nous venons d’obtenir, a été réalisée à l’aide du Photomètre de Pulfrich.
a) Description de l'appareil.
Cet appareil, construit par la maison Zeiss, est constitué principalement d’un bâti en forme de banc d’optique monté sur quatre pieds.
À l’une des extrémités du banc se trouve la source lumineuse, constituée par une lampe fonctionnant sous une tension de 8 volts, ce qui entraîne la présence d’un tranformateur entre le secteur et l’appareil. Cette lampe se trouve placée devant un système optique qui partage le faisceau lumineux qu’elle émet en deux faisceaux parallèles d’égale intensité lumineuse. De petits écrans dépolis mobiles, permettent d’ailleurs de régler l’intensité de la source.
Ces deux faisceaux, ayant été rendus égaux, traversent ensuite l’un une cuve renfermant le témoin, l’autre une cuve similaire renfermant le liquide coloré dont on veut mesurer l’intensité de coloration.
Chaque cuve est abritée des rayons lumineux parasites provenant de l’extérieur, par un petit volet mobile que l’on rabat au moment de faire les mesures. L’appareil permet d'utiliser des cuves de différentes longueurs, ce qui permet de faire varier l’épaisseur de la couche liquide colorée, traversée par les faisceaux lumineux. On peut en effet utiliser des cuves permettant des trajets du rayon lumineux dans le liquide coloré d’une longueur de 1 mm, 2,5 mm, 5 mm,
10 mm, 20 mm, 50 mm, au choix. Ces cuves existent en deux exemplaires: Pun pour le témoin, l’autre pour le liquide inconnu.
. Comme nous ne disposions que de 2 cm* de liquide pour faire cette mesure, nous avons utilisé pour le dosage du Furfurol: les cuves de 5 mm.
En suivant le trajet des faisceaux lumineux à leur sortie des cuves, on constate qu’ils rencontrent chacun un dispositif optique spécial dit: «dispositif optique de réduction» commandé par un volant portant deux graduations distinctes progressant en sens inverse. En tournant l’un de ces volants, on peut réduire progressivement l’intensité du faisceau lumineux qui lui correspond jusqu’à l'extinction complète. Il en est de même avec le dispositif correspondant à l’autre faisceau: les dispositifs étant identiques et placés symétriquement par rapport à l’axe de l’appareil.
L’une des graduations portées par chacun des volants comporte des nombres gravés en noir, compris entre «0» et «100», qui représentent la valeur «E> de l’extinction du faisceau lumineux exprimée en %. L'autre comporte des nombres gravés en rouge, compris entre 0,00 et 4,00 qui représentent la valeur «D> du cologarithme de l'extinction «E». Nous verrons plus loin ce que représentent ces valeurs.
Après avoir traversé chacun son dispositif optique de réduction, les deux faisceaux lumineux rencontrent un autre système optique, analogue à celui qui se trouve devant la lampe, mais qui va maintenant, juxtaposer les deux faisceaux lumineux en des plages contigués.
En traversant ce dispositif, les deux faisceaux se croisent, de sorte que la plage de droite correspond au faisceaux de gauche et réciproquement. Ces deux plages apparaissent comme deux demi-cercles accolés suivant leur diamètre vertical.
On les observe simultanément à travers un oculaire. Entre cet oculaire, réglable, et le système optique où viennent s'inscrire les plages lumineuses, se trouve un système à revolver portant 12 écrans colorés différemment.
Voici la liste de ces écrans, avec leur teinte:
Écranin 1" Grénat; » 2: Rouge foncé; > 3: Rouge clair; » 4: Orangé foncé; > 5: Jaune; » 6: Vert; > 7: Bleu-vert; » 8: Bleu foncé; » 9: Violet; >» 10: Vermillon;