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Or, cette valeur est en rapport direct avec la concentration de la solution colorée en produit à doser: ici, le Furfurol.
La loi de Beer-Lambert, relative à l’absorption de lintensité lumineuse d’un faisceau par une substance colorée, s'exprime, comme on sait, par la formule:
log. I/1 — — K.c.l.
ou ce qui revient au même:
colos IEC.
«K>, qui est le coefficient d'absorption, est spécifique pour la substance donnée et ne varie qu’en fonction de la longueur d’onde des radiations lumineuses qui traversent la solution colorée considérée.
Etant donné que, dans le cas présent, la source lumineuse peut être considérée comme constante et que le corps coloré résultant de la réaction de coloration qui précède la mesure est le même, on peut admettre que ce coefficient est constant pour un dosage donné.
D’autre part, la cuve étant toujours la même pour un dosage donné, la valeur «Ils qui représente la longueur du trajet lumineux à travers le liquide coloré est également constante.
On voit donc que la valeur colog. I/L, — colog. E est directement proportionnelle à la concentration «ce» de la solution renfermée par la cuve en corps coloré. Or, la concentration de ce corps coloré formé au cours de la réaction de coloration par action d’un réactif choisi, sur le corps à doser, le Furfurol en l’occurence, est elle-même proportionnelle à la concentration du prélèvement en corps à doser.
Donc l'équation de la courbe-étalon sera la relation COLO SAT TER POI REC L
La courbe-étalon sera donc bien une droite.
Etant donné qu’il est plus commode et plus sûr, pour l'interprétation des mesures, d’avoir une courbe-étalon qui soit une droite, nous avons choisi de faire les lectures sur la graduation rouge.
Pratiquement, pour faire la mesure, on opérera donc de la facon suivante: après avoir mis en place les cuves renfermant le témoin et le liquide à doser, on rétablit l'égalité de plage à l’aide du volant de droite et on fait la lecture sur la graduation rouge.
On brouille alors le réglage obtenu, et on tâche de rétablir l’égalité de plage. On refait la lecture. On peut recommencer plusieurs fois l’opération, et prendre ensuite comme mesure vraie, la moyenne des lectures exécutées.
Ces lectures doivent être faites le plus rapidement possible, sans tâtonnements, pour éviter une fatigue de l’œil
et ÉRANrE à
trop rapide. En effet, l'œil étant fatigué ne parvient plus à apprécier la différence entre les plages et il lui devient impossible de rétablir vraiment l'égalité de plage: les écarts trouvés entre plusieurs lectures faites sur le même dosage, ne permettent plus de les prendre en considération. À ce moment il vaut mieux interrompre les mesures et laisser reposer l’œil quelques secondes, à l’obscurité.
Quand l’œil n’est pas fatigué, l'évaluation se fait de manière très sûre, ce que l’on reconnaît au fait qu’il n’y a que de très petits écarts entre deux mesures consécutives faites sur le même dosage, souvent même on retombe sur les mêmes nombres.
Les mesures s’effectuant par rotation du volant, on peut évaluer l’écart entre deux lectures en degré d’arc. La modeste expérience que nous avons acquise au cours des 480 mesures environ, effectuées à l’aide de cet appareil, ce qui représente à peu près 2400 lectures, nous incite à dire qu’il ne doit pas y avoir, entre deux lectures consécutives, d'écart supérieur à 1° d’arc.
Mais la valeur de cet écart à une valeur variable. En effet, les espaces qui séparent les graduations des échelles (noires et rouges) vont en augmentant selon une progression logarithmique, ce qui fait que les intervalles séparant deux graduations consécutives sont plus importants au début de chaque échelle qu’à la fin.
Cet écart aura donc moins d'importance du point de vue de l’erreur commise, si l’on travaille sur les premières parties de l’échelle que si les mesures portent sur les dernières graduations.
Dire qu’il peut y avoir un écart de 1° d’arc entre deux lectures signifie que, entre deux lectures faites sur la portion de l’échelle comprise entre 0,00 et 0,60, l'écart, évalué cette fois en unités, peut être de 0,02, soit une erreur de 0,02/2 — 1/100 — 1% entre deux mesures puisque l’on fait une moyenne.
Par contre, si ces deux lectures sont faites entre 0,6 et 1,0 l’écart de 1° d’arc représente 0,04 d'écart, soit une erreur de 2% dans la mesure.
Pour les lectures faites entre 1,0 et 1,6 on trouve déja 0,06 soit une erreur de 3%.
Les lectures comprises entre 1,6 et 2,5 admettent un écart de 0,2, mesuré de cette façon, soit 10% d’erreur.
Enfin, pour les lectures portant sur la fin de la graduation, c’est-à-dire la portion comprise entre 2,5 et 4,00, l'écart atteint 0,4, ce qui représente une erreur de 20%.
Ces erreurs inadmissibles interdisent de faire des lectures sur cette partie de la graduation. Si cela arrive, on doit s’arranger, par des dilutions convenables du liquide coloré, pour ne pas travailler sur la portion de graduation située au delà de 2,5.
Nous n’avons pas eu besoin d’avoir recours à ce procédé au cours des dosages, car nous n’avons jamais eu à utiliser la portion de graduation située au delà de 1,00. Par conséquent on peut admettre pour les dosages du Furfurol que nous avons eu l’occasion d’effectuer, une erreur de 2% au maximum.
D. — Résultats.
Ce dosage, effectué systématiquement sur tous les prélèvements, nous a permis d'obtenir les résultats rassemblés sur le «Tableau V».
Avec ces données nous avons établi les courbes de la «Figure 5». -