‹ Étude d’ÉvangileChapitre 120 sur 188 · IV. — Sa puissance sur les corps · texte numérisé non relu

IV. — Sa puissance sur les corps

Puissance de guérison.

11. — Rien ne résiste à la puissance souveraine de Jésus ; il opère des guérisons et des miracles de tout genre, et il s’en sert, vis-à-vis de Jean-Baptiste et de ses disciples, comme de l’argument le plus puissant pour prouver sa divinité.

JESUS ET SA PUISSANCE

ce FUIez rapporter à Jean ce que Vous avez entendu et vu : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent. »

12. — Jésus guérit fréquemment les malades par un simple attouchement ; en trois circonstances diverses, il accompagne ce geste d’un mot de commandement.

Un lépreux suppliant s’approche de lui, et il suffit à Jésus d’exprimer sa volonté de le guérir, pour le renvoyer purifié.

ce Je le veux, sois guéri. »

Mat., vm, 3.

13. — Touché de compassion pour un sourdmuet qu’on lui amène, Jésus lève les yeux au ciel et, d’un mot impérieux, rend l’ouïe et la parole au malheureux.

ce Ouvrez-vous. »

Marc, vu, 34.

14. — A l’aveugle de Jéricho qui accourt près de lui et le conjure de le guérir, Jésus rend subitement la vue.

ce Vois, ta foi t'a sauvé. »

Luc, xviii, 42.

JÉSUS ENSEIGNÉ PAR LUI-MEME

15. — Il suffit, un jour, à une pauvre femme de toucher le vêtement du divin thaumaturge, pour être guérie aussitôt et entendre ces paroles tomber des lèvres de Jésus.

^ 7vla jïlle, voire foi vous a sauvée : allez en paix, ei soyez guérie de voire mal. »

Marc, v, ?>\.

16. — Deux fois Jésus commande à des paralytiques de se lever, et à l’instant même l’usage de leurs membres leur est rendu. Capharnaüm et la piscine de Béthesda sont le théâtre de ces deux miracles.

ce Je te le commande : Iève-ioi, prends ion grabai, ei va dans ia maison. »

Marc, h, 11.

Cf Lève-ioi, prends ton grabai ei marche .»

Jean, v, 8.

17. Dans une autre circonstance, Jésus trouve dans la Synagogue un pauvre infirme, dont la main atrophiée était desséchée ; d’un mot de commandement il le guérit.

Cf Eiends ia main. »

Mat., xii, 1 3.

18. — Jésus n’a pas besoin de la présence des malades pour les guérir, et il commande à distance avec la même autorité que lorsqu’il

JÉSUS ET SA PUISSANCE

est présent. Sa parole toute-puissante guérit ainsi instantanément, à Cana, le fils mourant d’un officier royal et, à Capharnaüm, le serviteur paralytique du centurion.

« Riiez, votre fils vit. »

Mat., iv, 5o.

« Va, et quil te soit fait selon que tu as cru. >)

Mat., viii, 1 3.

Puissance de résurrection.

19. — Jésus est maître de la mort comme de la vie ; possédant, avec son divin Père, la toutepuissance infinie, il conduit au tombeau et en ramène, il vivifie les âmes et ressuscite les corps.

« Comme le Père réveille les morts et les rend à la vie, ainsi le Fils fait vivre ceux qu’il veut. »

Jean, v, 21.

20. — Le dessein miséricordieux de Dieu le Père, en envoyant son Fils dans le monde, a été de récompenser par une vie éternelle au ciel tous ceux qui croiraient dans le Messie ; afin de les introduire dans ce séjour du bonheur sans fin, Jésus lui-même ressuscitera ses élus.

JÉSUS ENSEIGNÉ PAR LUI-MEME

« La volonté de mon Père qui ma envoyé, cest que quiconque voit le Fils et croit en lui , ait la vie éternelle, et moi je le ressusciterai au dernier jour. »

Jean, vi, 40.

Voir le chapitre xii « Jésus, principe et source de vie », où Jésus se proclame quatre autres fois l’auteur de la résurrection.

21. — Jésus ne s’est pas seulement proclamé la résurrection et la vie (Jean, xi, 25), mais encore il a voulu prouver quel empire souverain il exerce sur la mort. Les Evangélistes nous rapportent trois résurrections opérées publiquement par Jésus ; chaque fois l’autorité irrésistible de la parole de Jésus ramène les morts à la vie.

C’est d’abord le fils de la veuve de Naïm que l’on conduit en terre et à qui Jésus commande de se lever et de sortir de son cercueil.

a Jeune homme, je te le commande, lève-toi. »

Luc, vu, 14.

22. — Jésus parle également en maître à la jeune fille de Jaïre qui venait de mourir et, la prenant par la main, il la rend à ses parents.

« Jeune fille, (je te le dis), lève-toi .»

Marc, v, 41.

JESUS ET SA PUISSANCE

23. — Lazare est mort depuis quatre jours, Jésus s’approche du tombeau et, d’une voix puissante comme la parole créatrice, il ordonne à son ami de quitter la mort et de revenir à la vie.

« Lazare , viens dehors. »

Jean, xi, 43.

y. — Sa puissance sur les démens

24. — Jésus est venu ici-bas pour en chasser le « prince de ce monde » (Jean, xn, 3i), et pour y établir son royaume sur les ruines de celui de Satan. L’autorité suprême qu’il exerce sur les démons qui s’emparent des corps indique suffisamment sa puissance souveraine et sa mission divine ; ses ennemis eux-mêmes qui sont témoins des miracles qu’il opère, en délivrant les possédés, doivent le reconnaître.

« Si je chasse les démons par l'esprit de Dieu, le royaume de Dieu est donc parvenu jusqu'à vous. »

Mat., xii, 28.

25. — L’Evangile nous dit que Jésus chassa beaucoup de démons (Marc, i, 34), mais quatre guérisons de possédés seulement y sont racontées. Trois fois Jésus commande impé-

JÉSUS ENSEIGNÉ PAR LUI-MEME

pieusement au démon ; ses paroles sont celles d’un juge qui condamne, tout autant que d’un maître qui châtie impitoyablement.

La première fois que Jésus adresse la parole au démon, il le fait avec menace. Il lui interdit de dire qui il est, ne voulant pas que sa divinité soit divulguée de cette manière et surtout par la bouche impure du prince des ténèbres, et il le chasse honteusement.

e Tais-toi, et sors de cet homme. »

Marc, i, 25.

26. — Un pauvre enfant est horriblement tourmenté par le démon qui, en outre, le rend sourd et muet ; son père le conduit â Jésus, et Jésus, touché de compassion, menace encore l’esprit immonde, l’oblige à sortir et lui défend de revenir.

c< Esprit sourd et muet, je te le commande , sors de cet enfant et riy rentre plus. »

Marc, ix, 24.

27. — Dans une autre circonstance, Jésus a devant lui un malheureux possédé par toute une légion de démons ; celui qui, comme Dieu, avait précipité les mauvais anges en enfer, avait encore, en tant qu’Homme-Dieu, la puissance de les y précipiter de nouveau.

JÉSUS ET SA PUISSANCE

ce Sors de cet homme , esprit immonde. »

Marc, y, 8.

Et, sur la supplication des démons de les laisser entrer dans un troupeau de pourceaux, Jésus, par un mot laconique, leur accorde cette nouvelle humiliation.

« TKlîez. »

Mat., vin, 3 2.

28. — La puissance illimitée de guérison, de résurrection et d’autorité sur les démons qu’il possède en propre, Jésus a le pouvoir de la communiquer aux autres ; et c’est ainsi que, par son ordre et afin d’accréditer leur mission, ses Apôtres opèrent les mêmes miracles.

(( Guérissez les malades , ressuscitez les morts , purifiez les lépreux, chassez les démons. »

Mat,, x, 8.

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