‹ Étude d’ÉvangileChapitre 121 sur 188 · VI. -T- Son ascendant sur les esprits et les coeurs · texte numérisé non relu

VI. -T- Son ascendant sur les esprits et les coeurs

29. — L’influence irrésistible de Jésus sur les esprits et les cœurs est incontestable ; s’il ne l’exerce pas toujours d’une manière absolue pendant sa vie publique, afin de laisser aux âmes le mérite de leur liberté, en maintes

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circonstances néanmoins sa parole subjugue les âmes. Nous en avons quatre exemples frappants dans la vocation des Apôtres et des disciples.

A Philippe, qu’il veut attacher à son service, Jésus adresse une seule parole, mais une parole d’autorité.

(( Suis-moi. »

Jean, i, 43.

30. — Il voit Matthieu assis au bureau des impôts, et à peine lui a-t-il ordonné de le suivre, par la même brève parole, que celui-ci quitte tout et se consacre à lui.

« Suis-moi. »

Mat., ix, 9.

31 . — - Il suffit que Jésus demande le même abandon de tout aux deux frères Pierre et André, pour que, sans hésiter, ils suivant leur Maître qui leur promet un apostolat tout spirituel.

cr Venez à ma suite et je vous ferai devenir pêcheurs d'hommes. »

Mat., iv, 19.

32. — Quand Jésus daigne choisir une âme et l’appeler d’une manière expresse, il ne souffre aucun retard; c’est ce qu’il montre clairement quand, pour sauvegarder la vocation d’un de

JÉSUS ET SA PUISSANCE

ses disciples, il lui impose le sacrifice de ne pas même aller ensevelir son père.

C( Suis-moi et laisse les morts ensevelir leurs morts. »

Mat., viii, 22.

Vil. — Son action vivifiante dans les âmes

33. — * L’action toute-puissante de Jésus s’exerce jusqu’au fond des consciences. Venu pour donner la vie aux âmes (Jean, x, 10), il les purifie de leurs péchés et leur rend leur innocence perdue. Ce pouvoir souverain, qui n’appartient qu’a Dieu, il déclare solennellement le posséder.

rc Le Fils de l’ homme a le pouvoir sur la terre de remettre les péchés. »

Mat., ix, 6.

3q. — Joignant l’acte aux paroles, Jésus, en deux circonstances, donne une absolution publique, l’une à Madeleine la pécheresse, l’autre au paralytique dont les péchés lui avaient mérité son infirmité.

<( Vos péchés vous sont remis. »

Luc, vu, 48.

JÉSUS ENSEIGNÉ PAR LUI-MÊME

« Mon fils t sont remis. »

aie confance, tes péchés le Mat., ix, 2.

35. — A ses ennemis qui se scandalisent du pouvoir divin qu’il s’attribue, Jésus déclare que pour qui possède la toute-puissance il n’est pas plus difficile de guérir les âmes que les corps.

« duel est le plus facile , de dire : Tes péchés le sont remis, ou de dire : Lève-toi et marche ? »

Mat., ix, 5.

36. — Puis, afin de les convaincre, il prouve par la guérison subite du paralytique, qu’il l’a réellement absous de ses péchés.

« Je te le commande : lève-toi, prends ion grabat, et va dans ta maison . »

Marc, ii, n.

3?. H- Jésus est maître absolu du pouvoir qu’il possède sur les âmes et, comme lorsqu’il s’agit de la guérison des corps, il le communique à ses Apôtres et à tous ceux qu’il honore de son Sacerdoce.

« Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis, et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. »

Jean, xx, 23.

JESUS ET SA PUISSANCE

38. — Jésus n’a été envoyé par son Père qu’en vue de donner aux hommes la vie éternelle (Jean, iii, 16). La puissance universelle qu’il en a reçue est naturellement coordonnée à cette fin suprême ; Jésus l’exerce d’une manière efficace en tous ceux qui le servent et lui demeurent fidèles.

« Vous lui avez donné puissance sur toute chair, ajîn quil donne la vie éternelle à tous ceux que vous lui avez donnés. »

Jean, xvii, 2.

39. — Non seulement Jésus a le pouvoir de conduire à la vie éternelle, mais il est lui-même dans l’Eucharistie, cette vie éternelle ,* il suffit de s’en nourrir dignement pour en recevoir le gage et pour mériter d’être un jour ressuscité par lui.

« Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi je le ressusciterai au dernier jour. »

Jean, vi, 55.

— La consommation du bonheur parfait dans la gloire consiste dans l’identification complète de l’âme avec Dieu ; cette merveille de la puissance divine commence déjà à s’opérer dès ce monde, par la communication de

JÉSUS ENSEIGNÉ PAR LUI-MÊME

sa propre vie que Jésus nous fait dans la communion. C’est ainsi que la communion est ici-bas le terme de l’union divine de l’âme avec Jésus.

(( Celui qui me mange vivra par moi. »

Jean, vi, 58.

Voir les chapitres ix « Jésus et l’Eucharistie », xi « Jésus et son office de Souverain Prêtre », xu « Jésus, source et principe de vie ».

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