FIÈVRES ÉRUPTIVES
L'altération des ganglions au cours des fièvres éruptives présente une pathogénie complexe; elle relève à la fois: du processus morbide général, comme l'adénopathie de la syphilis secondaire : des délerminations cutanées et muqueuses (angine dans ‘la scarlatine ;: angine, coryza et bronchite dans la rougeole; pustules cutanées et muqueuses dans la variole); enfin des infections secondaires. ‘
3 Dans la rougeole, MM. Marfan et L. Bernard considèrent l’adénopathie généraliséecomme un symptôme presque constant ; les ganglions sont tuméfiés, durs et roulent sous le doigt. Cette … adénopathie n’est pas en rapport avec le pronostic de l'affection. > Elle est aussi fréquente que dans la rubéole et ne peut servir au diagnostic de cette maladie.
: Les adénites dues aux infections secondaires peuvent persister et même suppurer; elles sont la cause des adénophlegmons du cou au cours de la scarlatine ou de la rougeole, de l’adéno- > pathie trachéobronchique à la suite de la rougeole, des adénites suppurées dans la variole confluente mal soignée. Souvent aussi la persistance des adénopathies est due àla localisation du bacille
de Koch dans le ganglion.