INFECTIONS GANGLIONNAIRES EXPÉRIMENTALES
L'étude anatomo-pathologique qui précède a montré les lésions |
que l’on rencontre dans les ganglions à l’autopsie des malades morts d’une infection aiguë. Mais ce n’est là que le dernier stade de l'infection ganglionnaire et le moins intéressant, car il ne montre pas le mode de réaction du ganglion à l'infection, mais au contraire l’état du ganglion dont la résistance est vaincue par l'infection.
L'étude expérimentale va nous permettre de surprendre le
ganglion en pleine activité, aux différents stades de l’inflammation. C’est là une véritable étude de physiologie pathologique qui aideàcomprendre le rôle du ganglion dansles maladies générales.
Toutes les expériences ont été conduites suivant le même plan. Une série de cobayes adultes étaient inoculés, le même jour, à la même heure, dans le tissu conjonctif sous-cutané de la face antérieure de la cuisse gauche, avec une quantité déterminée d’une culture virulente dans le bouillon.
Puis les cobayes étaient sacrifiés en série, par section du bulbe, à partir d’une demi-heure après l'inoculation, jusqu’à 8 et 10 jours pour certaines infections. L'un d'eux était conservé pour servir de témoin et mourait spontanément.
L'autopsie était faite très soigneusement afin de bien noter les lésions viscérales et l’état des divers ganglions ; les ganglions inguinaux, iliaques et axillaires étaient ensuite recueillis avec un peu du tissu conjonctif qui les environnait.
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