‹ Étude Du Ganglion Lymphatique Dans Les Infections AiguéesChapitre 45 sur 65 · INJECTION DE CULTURES DE STAPHYLOCOQUE · texte numérisé non relu

INJECTION DE CULTURES DE STAPHYLOCOQUE

| Infection locale. — Onze cobayes adultes ont reçu en même temps, dans le tissu cellulaire de la cuisse gauche, 1/2 centimètre cube d’une culture de staphylocoque sur bouillon vieille de 2 jours. Le microbe provenait d’un panaris. Ils ont été sacrifiés en série à partir de l'heure de l’inoculation.

1° Évolution de l’inflammation ganglionnaire. — A. Ganglion inquinal gauche. — Le phénomène dont l'apparition est le plus précoce (trois quarts d'heure après l'inoculation) est la congestion du ganglion, qui s'accompagne de l'issue de quelques hématies et de leucocytes polynucléaires hors des vaisseaux ; en même temps, les vaisseaux lÿmphatiques afférents apportent au ganglion de nombreux leucocytes polynucléaires mêlés d'un peu de sang. Le réticulum des voies lymphatiques commence déjà à se tuméfier. Le nombre des cellules éosinophiles diminue considérablement.

Après 1 heure trois quarts, la réaction du ganglion est intense. Les cellules fixes des voies lymphatiques sont extrêmement tuméfiées, quelques-unes sont déjà desquamées. Les leucocyles polynucléaires continuent à arriver au ganglion par les vaisseaux lymphatiques afférents et par les vaisseaux sanguins autour desquels ils forment de véritables manchons.

Après 4 heures, les cellules du réticulum jouent un rôle actif dans l’englobement des hématies ; quelques-unes déjà contiennent du pigment ocre. Les leucocytes polynucléaires sont de plus en plus nombreux dans les voies lymphatiques. Les follicules commencent à être touchés par l'inflammation ; leurs centres germinatifs sont moins étendus par suite de l'accumulation de lymphocytes.

Après 6 heures, les mêmes phénomènes de réaction se poursuivent

dans le réticulum des voies lymphatiques. La quantité de leucocytes polynucléaires et d'hématies en circulation dans les voies lymphatiques et les cordons augmentent. La nappe réticulée est infiltrée de leucocytes polynucléaires. Les centres germinatifs disparaissent de plus en plus, le nombre des fragmentations nucléaires augmente. Aer

Après 18 heures, et dans les stades suivants de l'infection, la réaction: du réticulum des sinus se poursuit avec les mêmes caractères. Les leucocytes polynucléaires deviennent un peu moins nombreux dans les sinus périphériques. Les follicules ‘sont de plus en plus altérés, se confondent avec la nappe réticulée et ont presque complètement perdu leur centre germinatif. La nappe réticulée est envahie par des leucocytes

polynueléaires de plus en plus nombreux, et ses cellules fixes se gonflent …

et se multiplient.

Après 2 jours, les leucocytes polynueléaires sont de moins en moins nombreux dans les sinus périphériques et dans les cordons ; ils se retrou-

vent surtout dans les sinus caverneux. Les centres germinatifs sont tou- . .

jours très diminués, les follicules riches en fragments nucléaires. La réaction du tissu conjonctif de la nappe réticulée augmente. L'endothélium des vaisseaux sanguins est tuméfié. À Aprés 4 jours, le cobaye que nous avions inoculé, présentait, probablement à cause d'une moindre résistance de ses organes lymphoïdes, des phénomènes de suppuration locale plus marqués que chez les pré-

-cédents. Les ganglions étaient aussi plus altérés. Ce cas doit donc être |

considéré comme un peu en dehors de la série ; il nous montre que tous les sujets ne réagissent pas avec la mème intensité à l'infection. La congestion, les hémorragies, la réaction du réticulum atteignaient un

degré très élevé. La réaction du réticulum de la nappe réticulée était

surtout très intense; le gonflement des endothélium vasculaires très marqué. Les leucocytes polynueléaires, encore très abondants, infiltraient la nappe réticulée et mème la couronne de lymphocytes périphériques des follicules. Les centres germinatifs avaient presque complètement disparu.

Après 7 jours, les ganglions sont très gros; le réticulum des voies lymphatiques se montre toujours hypertrophié; l'endothélium des capillaires est encore gonflé. Les centres germinatifs sont encore presque complètement absents, les follicules sont diffus. Mais les leucocytes polynucléaires ont complètement disparu ; les cellules éosinophiles qui étaient devenues extrèmement rares, reparaïssent. É

Enfin, lorsque le cobaye a résisté à l'infection, qu'il a repris son état. normal et qu'il a même engraissé, comme celui que nous avons sacrifié 43 jours après l’inoculation, les ganglions ont repris à peu près leur aspect normal; les centres germinatifs sont bien apparents et contien-

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nent seulement plus de fragments nucléaires qu'à l'état normal. La karyokinèse est très fréquente et disséminée dans la couronne de lymphocytes, la nappe réticulée et les cordons ; le réticulum des voies Iÿm- phatiques et des cordons est à peu près revenu à son état normal; l’en- . - dothélium des capillaires reste un peu gonflé. à Lorsque l'animal au lieu de survivre à l'infection, y succombe, les phénomènes sont différents ; le ganglion ne réagit plus, et se laisse envahir par les germes, il se présente avec divers degrés de lésions, . depuis la nécrose limitée aux follicules jusqu’à la suppuration et la sclé- & rose généralisée. :

B. Ganglion inguinal droit. — Le ganglion inguinal droit, qui - n'est pas en rapport direct avec le foyer d’inoculation, présente des … lésions beaucoup plus légères et dont le début est plus tardif. Après trois quarts d'heure; la réaction inflammatoire ne s'y traduit que par de la congestion avec issue de quelques globules rouges hors des £ vaisseaux. Les cellules éosinophiles diminuent. Aprés 1 heure trois quarts, la congestion et la diapédèse s'accentuent, - Le réticulum est légèrement irrité, quelques rares leucocytes polynu-

4 =, cléaires font leur apparition dans les voies lymphatiques. C'est seulement aprés 6 heures, que les leucocytes polynucléaires * arrivent en nombre considérable au ganglion ; on en voit alors dans les | vaisseaux sanguins congestionnés et dans les vaisseaux Iymphatiques afférents ; dans le ganglion, on les retrouve dans les sinus périphériques, où ils forment surtout des amas, dans les sinus caverneux et, en moindre

#4 quantité, dans les cordons. Le réticulum des voies lymphatiques s'hy-

4 pertrophie ; des hémorragies se produisent dans les sinus. Les follicules =. possèdent des centres germinatifs très diminués par l'hypertrophie de - la couronne de lymphocytes.

Dans les stades suivants après 18 heures), la réaction du réticulum des voies lymphatiques continue ; celle de la nappe réticulée et des cor-

- dons se marque plus ou moins suivant les cas; les leucocytes polynu

- cléaires se montrent avec une abondance variable dans les voies Iÿmph

| tiques et les cordons; les follicules sont plus ou moins diminués pa.

Es augmentation du nombre des Iymphocytes.

à L'évolution de l'inflammation dans le ganglion inguinal droit est

e moins régulière que dans le ganglion inguinal gauche. Son mode de

> ” production est en effet plus complexe ; elle est en même temps fonction de l'infection générale, et fonction de l'infection locale qui a dépassé la

| première barrière ganglionnaire.

- Après 7 jours, les follicules sont à peu près normaux, mais les frag-

ments nucléaires y sont plus nombreux qu'au début de l'infection. Les “ voies lymphatiques possèdent encore quelques cellules fixes hypertro- $ phiées ; les leucocytes polynucléaires ont complètement disparu,

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Après 43 jours enfin, le ganglion, à peu près revenu à l'état normal, est entièrement comparable au ganglion du côté correspondant à l'infection. II semble même que le gonflement des cellules fixes et leurs propriétés phagocytaires y sont plus persistants que dans ce dernier.

9° Étude analytique des altérations. — À. Ganglion inquinal du côté correspondant à linoculation. — La congestion, qui se manifeste dès le début de l'infection, persiste pendant toute la durée de son évolution; elle ne cesse qu'au septième Jour, après la disparition des phénomènes aigus. La congestion est à la

fois péri et intraganglionnaire, elle atteint les gros vaisseaux et les capillaires dont elle dessine le trajet à l’intérieur du gan-

glion. :

Elle est plus ou moins intense suivant le ganglion considéré, et s'accompagne de l'issue de globules rouges hors des vaisseaux; les hémorragies capillaires siègent de préférence dans les cordons et les voies lymphatiques; je ne les ai pas observées dans les follicules. On les rencontre aussi très fréquemment dans le tissu conjonctif périganglionnaire, où le sang forme des nappes plus étendues. Dans les voies lymphatiques, au contraire, Les hémalies devenues libres se réunissent en petits tas entourant une cellule fixe gonflée. Ces hémorragies ne vont jamais jusqu'à la destruction du tissu; elles respectent la nappe réticulée et surtout le follicule et sont beaucoup moins intenses dans l'infection staphylococcique que dans l'infection charbonneuse.

Les leucocytes polynucléaires jouent un rôle très considérable dans l'infection des ganglions par le staphylocoque. Leur arrivée est précoce ; 3/4 d'heure après l’inoculation on en rencontre déjà un nombre appréciable dans les cordons et dans les voies lymphatiques. Ce nombre va en augmentant pendant les premières heures de l'infection ; il tend à décroître à partir de la 18° heure et se montre très réduit au 2° jour. Si nous l'avons trouvé assez considérable dans un ganglion recueilli au 4° jour,

ce fait tient probablement à des circonstances particulières, à une

moindre résistance du ganglion qui s'est laissé envahir par la

suppuralion, car dans un autre cas, chez un cobaye mort d’infection au 5° jour, les leucocytes polynucléaires se sont montrés très peu nombreux. | Dans les stades ultérieurs, les leucocytes polynucléaires disparaissent ; au T° jour, pas plus qu'au 43° jour, nous n'en avons trouvé.

H. Norrenberg a constaté le même fait dans sa thèse : il a vu les leucocytes polynucléaires apparaître en petit nombre dans les cordons et les voies lymphatiques 3/4 d'heure après l'inoeulation, atteindre leur maximum 14 heures après, décroître à partir de la 21° heure, et manquer complètement au 3° jour. Il pose ensuite la question de l’origine des leucocytes polynucléaires et réfute l'opinion de Boettcher qui les ferait naître de la fragmentation du noyau des gros leucocytes mononucléaires du ganglion, puis d'opinion également erronée qui leur donne pour genèse la karyokinèse des cellules fixes du réticulum. Il admet que tous les leucoeytes polynucléaires sont apportés au ganglion parles vaisseaux sanguins dontils sortent par diapédèse. 4 . Les constatations de Norrenberg sont exactes, mais insufli- - santes:il est dans le vrai lorsqu'il réfute la naissance des leu- 3 cocytes polynucléaires dans les ganglions et admet leur apport à par diapédèse. On voit, en effet, au début de l'infection, princi- palement au niveau des cordons qui représentent les régions les - plus vascularisées de ganglion, les leucocytes polynucléaires - contenus en très grand nombre dans les vaisseaux sanguins. Ce sont les vaisseaux intraganglionnaires et les plus petits de ces vaisseaux qui contiennent le plus de leucocytes polynucléaires, probablement par suite de la stase sanguine à ce niveau favorisant la diapédèse ; lorsque ces vaisseaux sont suffisamment volumineux, les leucocytes affectent une disposition marginée, el s’accolent à la paroi interne du vaisseau. En dehors de celui-ci, les leucocytes polynucléaires se disposent en couronnes concentriques dessinant des manchons plus ou moins épais; enfin d’autres leucocytes sont fixés au moment où ils émigraient à travers la paroi du vaisseau : on surprend donc ainsi la diapédèse en pleine activité.

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AQËE Se # el Mais ce n’est point la seule voie par laquelle les leucocyles "À polynueléaires arrivent au ganglion. Lorsque, dès les premiers stades de l'infection (voir pl. IV), on étudie le tissu conjonctif périganglionnaire, on y aperçoit deux sortes de vaisseaux: des vaisseaux sanguins remplis d'hémalies et de leucocytes, des vaisseaux lymphatiques bourrés de leucocytes polynucléaires mèlés de quelques globules rouges. Ces derniers se dirigent . vers la capsule du RATE el ie traversent ee se déverser dans le sinus sous-cortical. : ; Au 2° jour, nous avons retrouvé, dans le tissu conjonctit périganglionnaire, les mêmes vaisseaux lymphatiques bondés de leucocytes polynucléaires. Ces vaisseaux Ilymphatiques ont une

cellules endothéliales un peu plus volumineuses que celles des vaisseaux sanguins. Il n’est donc pas douteux que pendant toute la durée de l'infection, les vaisseaux lymphatiques afférents déversent dans le sinus du ganglion des leucocytes polynucléaires et quelques hématies puisés au niveau du foyer d'inoculation. Le fait suivant vient encore à l'appui de cette assertion: dans les premières heures de l’infection, la plus grande accumulation de leucocytes polynucléaires s'observe en deux points bien distincts : 1° dans les cordons autour des vaisseaux sanguins ; 2° dans les sinus périphériques où, ils forment en certains points, correspondant probablement à l'embouchure d’un vaisseau lymphatique afféreut, des amas considérables qui dilatent le sinus. De là on voit les leucocytes polynucléaires s’enfoncer en grand nombre dans l’intérieur du ganglion en suivant les sinus interfolliculaires pour se déverser dans le système caverneux. Ce n'est qu'à partir de la 18° heure que le nombre des polynucléaires est aussi considérable dans les sinus caverneux que dans les sinus périphériques. Enfin, dans les derniers stades de l'infection, les polynucléaires qui ne sont plus apportés au ganglion par À périphérie, ni par les vaisseaux sanguins, deviennent de plus en plus rares dans les sinus périphériques et les

cordons ; ils ne se retrouvent plus guère que dans les systèmes CAVCTNEUX,

Rise Les leucocytes polynucléaires, apportés au ganglion par les vaisseaux sanguins et lymphatiques, ont aussi deux moyens de s’en éloigner: quelques-uns d’entre eux sont peut-être repris par les veines du ganglion ; mais la majorité est entraînée par la e cireulation lymphatique. En examinant les gros vaisseaux Jym- phatiques efférents du hile du ganglion, on les voit chargés de

leucocytes polynucléaires qui sont emportés ainsi, soit vers un autre groupe ganglionnaire, soit vers le canal thoracique. - J'ai insisté sur l’évolution des leucocytes polynueléaires dans - les ganglions, parce que cette variété de leucocytes, vu son abon- dance dans les infections staphylococciques, y joue un rôle capi- tal, et parce que celte étude soulevait en même temps un point > de doctrine très intéressant sur l’origine des leucocytes polynu- cléaires des ganglions lymphatiques.

Le réticulum des voies lymphatiques prend une part active à la =: réaction inflammatoire. Au bout de trois quarts d'heure, les cel- Jules fixes se montrent déjà un peu gonflées; leur noyau est - devenu plus gros, plus vésiculeux, le protoplasma qui l'entoure

s'est accru, de sorte que le réticulum est plus visible et que Îles voieslymphatiquessemblent plus cloisonnées qu'à l’étatnormal. 4 En même temps, les cellules plates qui lapissaient le bord des sinus et des systèmes caverneux, se soulèvent légèrement et forment une saillie appréciable. | Un peu plus tard, {4 heure trois quarts après l'inoculation, la réaction du réticulum atteint son maximum. On rencontre des

. figures de toutes sorles qui permettent de comprendre le processus réactionnel du tissu réticulé el de l’étudier à ses

4 différents stades.

1 = Les cellules endothéliales appliquées à la surface des cordons E se gonflent, se soulèvent et prennent une forme hémisphérique. De” Leur noyau qui était primitivement allongé et assez foncé, 4 devient ovale et vésiculeux. Puis la cellule continue à se tumé- 2 fier, son extrémité libre forme une sorte de tète arrondie, son # extrémité adhérente forme un pied rétréci; le noyau devient 3 à énorme, très vésiculeux, arrondi ou ovale, il se redresse et rem- È plit la partie la plus large de la cellule. Enfin la cellule conti- .

en :

nuant à se gonfler, son pied s’allonge, se rétrécit et finit par se rompre ; la coli devient libre, perd les fibrilles qui la rattach Mets aux autres et prend une En ronde.

Pendant ce temps, les fibrilles du réticulum se sont gonflées ; les cellules qui étaient situées à leur surface et aux points d'entrecroisement de leurs mailles et dont les noyaux sont, à l’état normal, allongés, fusiformes et peu apparents, sesont luméfiées ; le protoplasma forme de grandes masses irrégulièrement qua-

drangulaires ou triangulaires, reliées aux cellules voisines par ns. des prolongements qui se détachent des angles; lenoyau devient 2 énorme, vésiculeux, arrondi ou-ovale. Hofn les Rolonaees = se rompent, la cellule devient libreet ronde. “à

A ce stade, les cellules endothéliales et conjonctives fumé- =: 74 fiées, et les gros leucocytes mononucléaires se ressemblent. a Toutes ces cellules manifestent d’ailleurs des propriétés pha- 3 gocytaires identiques. Mais les cellules desquamées subissent “4 encore une évolution. Lorsqu’elles sont devenues complètement 4

rondes et libres, leur protoplasma se teinte plus fortement par

les colorants acides, perd son aspect granuleux et prend un éclat légèrement vitreux ; les limites de la cellule sont plus nettement dessinées. Le noyau qui ne reçoit plus de sues nutritifs s'atrophie, se rétracte, perd son aspect vésiculeux et se réduit à une tache arrondie ou un peu allongée, fortement et uniformément colorée par l'hématéine, sans grains apparents de chromatine. |

Les voies Iymphatiques sont absolument encombrées en + certains points par les cellules desquamées mèlées à des leucocytes polynucléaires.

Les cellules du réticulum gonflées possèdent des propriétés à phagocytaires actives. Les hématies épanchées dans les voies lymphatiques se réunissent par petits groupes qui entourent les phagocytes et sont peu à peu englobées par le protoplasma cellulaire. Dans les stades ultérieurs de l'inflammation (4 heures après l'inoculation), on retrouve à l’intérieur des Deal des hématies avec leur forme et leur coloration, quelquefois entourées d’une vacuole claire; puis des débris cellulaires el du pig-

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