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ment ocre disposé sous forme de petits grains ou répandu d'une facon diffuse dans le protoplasma. Par suite de la pénétration dans leur protoplasma de ces corps étrangers, le volume des phagocytes augmente de plus en plus etils prennent l'aspect des macrophages de Metchnikoff.
Les phénomènes de phagocylose continuent pendant les heures qui suivent; mais, à partir de la 18° heure, ils deviennent moins actifs, la réaction du tissu est moins exubérante; au 1° jour on voit encore un peu de gonflement du réticulum, mais ilest déjà beaucoup moindre. Au 43° jour, après la guérison complète de l’inflammation locale et ganglionnaire, le tissu
réticulé des voies lymphatiques a repris à peu près son élal
normal : c’est à peine si les fibrilles restent encore un peu gonflées. En tous cas, le réticulum du ganglion correspondant à l'inoculation est aussi sain que celui des autres ganglions de l'animal.
Les cellules fixes du réticulum des voies lymphatiques sont les premières dont l'activité phagocytaire se réveille, parce que les voies lymphatiques sont les parties du ganglion qui sont en rapport direct avec le foyer d'inoculation sous-cutané:
Mais un peu plus tard que pour les voies lymphatiques, à la 18° heure, le issu réticulé de la nappe réticulée et des cordons folliculaires commence à réagir. Les cellules conjonctives allon-
- gées se gonflent, leur noyau devient ovale, vésiculeux, clair, et
la trame prend un aspect spécial; sa coloration générale est
plus päle, et les cellules lymphatiques y semblent beaucoup moins nombreuses qu'à l’état normal.
Le gonflement des cellules conjonctives augmente dans les jours qui suivent; il est déjà plus marqué au bout de deux jours. A ce moment, le Lissu de la nappe réticulée présente à la fois des phénomènes de multiplication, de gonflement et de phagocytose. Les noyaux elairs y sont très abondants, beaucoup de
figures de karyokinèse apparaissent dansces noyaux ; el quelques
cellules très tuméfiées, devenues de véritables phagocytes, contiennent des fragments nucléaires.
Au 4° jour de l'infection, la réaction du tissu conjonctif atteint
son acmé; non seulement la nappe réticulée et les cordons, mais la capsule et les grosses travées qui en partent, y prennent part. Les travées conjonctives sont recouvertes par de gros noyaux ovoides, allongés suivant la même direction. La nappe réliculée est tout entière constituée par des faisceaux conjonctifs gonflés, à la surface desquels sont appliquées d’innombrables cellules elaires, et ces faisceaux conjonctifs coupés longitudinalement ou transversalement s’orientent par rapport aux vaisseaux sanguins qu'ils entourent de couches concentriques. De nombreuses figures de karyokinèse se montrent dans les cordons et la nappc réticulée, et des mastzellen infiltrent richement ce tissu conjonctif enflammé.
La tuméfaction du tissu conjonctif et du tissu félienle diminue dans la suite ; mais comme celle du réticulum des sinus, elle persiste encore après la guérison de l’inflammation et l'on en retrouve quelques traces au 43° jour. ne
H. Norrenberg a constaté aussi, dès la 21° heure de l'infecon, une augmentation nolable des cellules fixes du réticulum avec de nombreuses figures de karyokinèse, si bien qu'on en voit, dit-il, jusqu’à 12 dans un même champ de microscope avec le grossissement 300. Au 3° jour, presque tout le tissu est rempli de cellules pâles, ovales ou arrondies, entre lesquelles on aperçoit des leucocytes et qu’on doit considérer comme des cellules conjonctives jeunes. Ces cellules marquent, suivant lui, le stade réparateur de l'inflammation. Enfin, après la guérison complète, au 9° jour, il note encore une augmentation du nombre des cellules fixes.
I'est d'accord avec nous pour assigner un rôle phagocytaire aux cellules fixes tuméfiées : au début, la phagocytose serait effectuée par les leucocytes polyantiégres puis à partir de la 9° heure, les cellules fixes entreraient en action et, après le € épart des se chargeraient seules de la phagocytose
L'endothélium des capillaires sanguins subit des alférations analogues. Au 2: jour de l'infection, l'endothélium vasculaire est considérablement tuméfié ; les hrs plates à l’état normal, sont maintenant claires, ohne el forment une saillie
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très marquée dans la lumière du vaisseau ; les noyaux, devenus
vésiculeux, sont tassés les uns contre les autre et font obstruction dans certains capillaires ; quelques-uns présentent des figures de karyokinèse bien caractérisées (pelotonnement, € couronne équatoriale, double couronne polaire).
C’est au 4° jour que le gonflement des endothélium vasculaires atteint aussi son maximum. On l’observe encore au 7° jour, ainsi
. que la karyokinèse. Au 43° jour, il n’a pas complètement dis-
paru, mais on ne voit plus de karyokinèse dans les cellules.
Ce gonflement des endothélium n’est pas en rapport avec l'infeetion générale sanguine par le staphylocoque ; en effet, il débute au 2° jour et atteint son acmé au 4° jour. Or le sang du cœur recueilli au moment de la mort, s’est montré généralement stérile chez les cobayes que nous avons sacrifiés ; seul le sang du cobaye sacrifié à la 18° heure a donné quelques rares colonies de staphylocoques. Dans les cas terminés par la guérison,
il n’y a pas, chez le cobaye, d'infection générale par le staphy-
locoque. Cette infection ne se produit que dans les cas mortels, ou lorsque le sang n'est pas recueilli immédiatement au moment de la mort. Les altérations intravasculaires ne peuvent par conséquent être attribuées aux staphylocoques eux-mêmes,
mais plutôt à leurs produits de sécrétion.
Ce sont les fo/licules qui dans le ganglion résistent le mieux à l'infection staphylococcique. Au début (trois quarts d'heure après l'inoculation), l'activité des centres germinatifs semble être surexcitée, les figures de karyokinèse y sont extrèmement abondantes ; les fragments nucléaires y sont encore peu nombreux.
D'ailleurs l'augmentation du processus de division indirecte est le fait le plus remarquable dans tout le ganglion ; il s’observe non seulement dans les centres germinatifs, mais dans la nappe réticulée, dans les cordons et même dans les voies Iymphatiques.
Un peu plus tard (1 heure 3/4 après l’inoculation), les centres germinatifs présentent encore la mème activité; les figures de fragmentation nucléaire sont un peu plus nombreuses; mais. déjà le centre germinatif est envahi par quelques lymphocytes
et la couronne périphérique est un peu plus épaisse qu ‘à l'état normal.
Ces phénomènes s’accentuent dans les heures suivantes : la couronne périphérique s'épaissit de plus en plus et empiète sur le centre germinatif; à la 6° heure, on ne trouve plus que des vestiges de ces derniers. Les fragmentations nucléaires sont de plus en plus nombreuses.
Plus tard, les centres germinatifs TR complètement, ee d’une façon diffuse par des lymphocytes; la couronne périphérique elle-même est moins marquée, et le follieule
tout entier se distingue mal de la nappe réticulée. Les fragmentations nucléaires deviennent très nombreuses, mais on n'observe
pas de phénomènes de nécrose ni d’hémorragie à l'intérieur des follicules. RU < Les leucocytes polynucléaires ne pénètrent pas à l'intérieur du follicule ; dans un seul cas, nous les avons vu envahir la zone nériphétique de la couronne de lymphocytes.
Après la disparition des phénomènes aigus, le follicule n'a
pas encore repris son aspect normal. 1l reste diffus, n’est plus
divisé en couronne périphérique et centre germinatif ; on dirait que toute la substance corlicale du ganglion est revenue à l’état de nappe réticulée diffuse ; la karyokinèse semble désorientée. Le follicule ne se voit plus, il se devine seulement à la présence des sinus qui s'enfoncent dans l’intérieur du ganglion et à la saillie légère qu il forme sous la capsule.
Après la guérison complète de l'infection, au 43° jour, les follicules ontr epris leur aspect normal ; les centres germinatifs sont bien développés; mais, avec un fort grossissement, on voit qu'ils présentent moins de figures de karyokinèse qu’à l’étatnormal. Au contraire on trouve denombreuses figures de karyokinèse disséminées surtout dans la couronne périphérique de Iymphocytes, puis dans la nappe réticulée et les cordons. Ces figures ont même une
tendance à se réunir en petits groupes, au milieu de la nappe réti-
culée, comme si la karyokinèse, désorientée par l’inflammation, cherchait à s'orienter de nouveau. Peut-être se refait-1l des centres de prolifération dans la nappe réticulée et à l’origine des cordons.
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Les amas de granulations nucléaires contenues à l'intérieur des phagocytes sont extrèmement abondants dans ces follicules ; leur nombre dépasse en général celui des figures de karyokinèse, alors que dans l’état normal, il est au contraire beaucoup plus faible. Non seulement les cellules contenant des amas de grains nucléaires sont plus nombreuses ; mais chacune de ces cellules contient aussi des grains plus abondants.
Signalons enfin quelques modifications observées au cours de
l'infection staphylococeique : ce sont des épanchements fibri-
neux en rapport avec les hémorragies siégeant dans les voies lymphatiques du ganglion, et qui sont toujours beaucoup moins abondants que dans l'infection charbonneuse.
C’est enfin la diminution très rapide des cellules éosinophiles qui disparaissent presque complètement du ganglion dès les premiers stades de l'inflammation, et ar n At pas encore reparu après la guérison, au 43° jour.
La terminaison de l'infection staphylococcique des ganglions
peut se faire de différentes façons. Nous venons de suivre jusqu’au
bout le processus de quérison et de réparation du tissu, mais il peut aussi se faire que l’inflammation aille jusqu’à la suppuratlion. Celle-ci peut être partielle et passagère, ou totale et grave : elle entraîne alors la mort du cobaye, soit très rapidement au 5° jour par exemple, soit à longue échéance après un mois ou deux.
La gravité du processus infectieux, la rapidité de la suppuration dépendent à la fois de la virulence et du nombre des staphylocoques inoculés et de la résistance que les ganglions peuvent opposer à l'infection.
H. Norrenberg décrit déjà à la 14° heure de l'infection des foyers de suppuration ganglionnaire.
Je n’ai pas observé de suppuration aussi précoce ; seul un cobaye sacrifié au 4° jour, possédait des ganglions quisemblaient, par leur richesse en, leucocytes uelonires déjà un peu déformés, tout prêts à suppurer.
Chez un cobaye qui à succombé au 5° jour de l'infection, J'ai - trouvé, à côté des phénomènes habituels de réaction inflammatoire, des lésions de nécrose cellulaire très étendues.
Dans ce cas, les follicules sont.diffus, mal limités, et se con-
fondent presque avec la nappe réticulée; on n'y voit plus de
figures de karyokinèse; par contre les cellules altérées y sont. très nombreuses. Ce sont: de gros noyaux irréguliers, très vésiculeux, sans nucléoles et de très nombreux débris nucléaires, de toute grosseur, libres ou contenus dans de grands pha- :
gocytes. |
Les cordons folliculaires présentent de nombreuses cellules
à noyau bourgeonnant. Mais le faitle plus remarquable est une
accumulation énorme de cellules éosinophiles pourvues presque
toutes d'un petit noyau unique analogue à celui des lymphocytes ; quelques-unes sont binucléées, aucune n’est polynucléée ; leur protoplasma est très peu abondant.
Les voies lymphatiquessont remplies d'une très grande variété
de cellules. Ce sont: des lymphocytes; des leucocytes mononucléaires; quelques leucocytes polynucléaires et éosinophiles ; des cellules du réticulum tuméfiées; des cellules endohélitales desquamées; des cellules à noyau énorme, vésiculeux et bourgeonnant; de petits noyaux bourgeonnants, foncés ; des cellules à petits noyaux arrondis multiples, contenus dans une plaque de protoplasma sans limites nettes; enfin des macrophages de toutes formes et de toutes dimensions, creusés de vacuoles et englobant des hématies, des leucocytes polynucléaires, du pigment sanguin et des débris nucléaires.
Le tissu conjonctif de la capsule et des travées est fortement gonflé; en quelques points la cavité du sinus a complètement disparu par fusion de la capsule avec les follicules. L'endothélium des vaisseaux est fortement tuméfié.
Dans ce cas, le ganglion axillaire gauche était plus profondément altéré encore et plus près de la suppuration. Une partie
des follicules sont complètement détruits dans leur moitié externe, et envahis par des cellules à noyau vésiculeux, bour-
geonnant, irrégulier, comparables aux cellules épithélioïdes des
follicules tuberculeux, qui se retrouvent aussi dans les voies lymphatiques ; la substance médullaire est presque entièrement détruite et les restes des cordons se distinguent avec peine. C'est
le début de la suppuration, la mort sur place du ganglion, sans qu'il y ait encore aucun abcès collecté.
Un lapin qui avait reçu une culture de staphyloeoques dans
les poumons après section d’un des pneumogastriques et qui a
été sacrifié au 4° jour, présentait déjà des ganglions bronchiques suppurés. Dans l'un de ceux-ei, les voies lymphatiques, les cordons, les follicules même étaient envahis par des leucocytes polynucléaires ; les centres germinatifs étaient détruits et la karyokinèse absente; le réticulum des voies lymphatiques était considérablement hypertrophié. Un autre ganglion .était complètement suppuré.
Fait intéressant: à côté de ces deux ganglions, il en existait un autre qui présentait des lésions beaucoup moins marquées, identiques à celles qu’on rencontre au 4° jour de l'infection staphylococcique. Dans ce dernier plus volumineux que les deux précédents, les leucocytes polynucléaires avaient presque complètement disparu ; ; 1 n’y avait aucune menace de suppuration. Or les deux premiers ganglions présentaient des lésions de sclérose très développées qui ne se retrouvaiént pas dans le troisième. Ces lésions, dues peut-être à un reliquat d'infection antérieure, peuvent très bien avoir diminué la résistance du ganglion à l'infection staphylococcique en le privant de son meilleur moyen de défense c’est-à-dire de l'hypertrophie active des cellules du réticulum. La diminution de résistance expliquerait la suppuration.
Dans un autre cas, le cobaye n’est mort que deux mois après l'inoculation ; il présentait un abcès du sein : tous Les ganglions périphériques inguinaux et axillaires étaient suppurés et reliés par de grosses traînées de Iymphangite.
Le ganglion illaque correspondant à l’abcès était entièrement transformé en une masse de {issu conjonctif enflammé, toute trace de tissu adénoïde et de cellules Iymphatiques avait disparu. Il en était de mème de l’un des ganglions axillaires. Un autre ganglion axillaire présentait à l’une de ses extrémités du tissu ganglionnaire enflammé ; la masse du ganglion était constituée
par du tissu seléreux et par un abcès collecté. Le pus des abcès
était stérile, ainsi que le sang du cœur.
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Il n’est donc pas douteux ici que l'infection s'est propagée
par les vaisseaux lymphatiques et à parcouru successivement toutes les étapes lymphatiques sans arriver jusqu’à la dernière,
l'étape sanguine. Cette observation, qui rentre dans les cas d'infection chronique, rappelle le mode de généralisation de certaines maladies telles que la tuberculose; chez le cobaye,
l'inoculation de produits tuberculeux dans le péritoine donne
lieu à une tuberculose des ganglions mésentériques qui s'étend.
ensuile à tous les autres ganglions de l'économie, respectant les poumons (Arloing).
Bactériologie. — Dans la plupart des cas, je n'ai pas retrouvé de staphylocoques sur les coupes histologiques de ganglions colorées par la méthode de Gram-Weigert; 4 cas seulement ont fait exception à cette règle: 1° chez le cobaye sacrifié 1 heure 3/4 après l'inoculation, le tissu conjonctif ganglionnaire de l’aine gauche contenait de très nombreux diplocoques; ceux-ci se retrouvaient également dans les sinus souscapsulaires et interfolliculaires, mais ils faisaient défaut dans le reste du ganglion ; |
2° Un cobaye sacrifié 6 heures après l'inoculation montrait seulement quelques staphylocoques dans les sinus et les systèmes caverneux.
3° Un cobaye, sacrifié après 18 heures, et présentant une périadénite intense, nous à montré l'existence de nombreux staphylocoques dans le pus qui entourait le ganglion, et de quelques-uns seulement dans les sinus :
4° Un cobaye sacrifié au 2 jour de l'infection présentait également beaucoup de staphylocoques dans le tissu périganglionnaire; on en retrouvait quelques-uns dans les sinus et même dans les systèmes caverneux; aucun dans les cordons et les follicules. Ps
Dans tous les autres cas, les staphylocoques étaient absents sur les coupes de ganglions, même lorsque ceux-ci présentaient des alférations très graves et que l'infection avait entrainé la mort de l’animal. Chaque fois que le ganglion contient des staphy-