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Dans les mailles du tissu réticulé, sont comprises des cellules identiques aux cellules Lymphatiques en circulation dans le sang ou dans la lymphe, et à celles qu’on rencontre errantes dans les espaces du tissu conjonctif; elles s'en distinguent seulement parce que nombre d’entre elles sont de très petite taille, et formées d’une masse de protoplasma si réduite autour du noyau qu'on la distingue parfois malaisément de ce dernier (Renaut). La moitié de ces cellules jouissent de mouvements amiboïdes ; les autres demeurent immobiles sur la platine chauf- | fante entre 36 et 39° (Ranvier). Enfin les cellules chargées de gra-
nulations protéiques, éosinophiles ou graisseusés, sont ici beaucoup moins nombreuses que dans le sang artériel et dans celui
des capillaires.
Les cellules lymphatiques du follicule sont des éléments Ge lulaires jeunes. Leur noyau se colore vivement par les réactifs ; il est souvent double dans une même cellule. Il peut se diviser par scissiparité directe (Ranvier) ou par karyokinèse (Flemming).
Le follicule est-il limité à sa surface et forme-t-il une cavité close ? Pour les uns (Frey), il n'existe pas de véritable membrane d'enveloppe ; les mailles du tissu réticulé deviennent plus fines, plus allongées, plus serrées à la périphérie du follicule, et se condensent en une couche corticale, criblée d'orifices en forme de fentes toujours béantes; en sorte qu'il existe une infinité de communicalions permanentes entre la substance folliculaire et les sinus.
Pour d’autres (His, Ranvier, Renaut), la surface dufollicule : est revêtue d’un endothélium continu, démontrable par l'imprégnation, d’ argent, etanalogue à l ou des vaisseaux lym-.
phatiques avec lequel il se continue après avoir revêtu lestra-
bécules du sinus et la surface interne de la capsule et des cloi-
fibrillaire dissocié par les leucocytes. Pour Klein, le tissu réticulé est formé par
la coupe de membranes conjonctives ;
3° Mall considère le tissu réticulé comme un tissu fibrillaire particulier, se dis-. tinguant aussi bien du tissu conjonctif qui donne de la gélatine par coction, que du tissu élastique.
: SCA) 2 — 13 — - sons fibreuses. Il en résulle que les voies de la lymphe forment - dans le ganglion une véritable cavité vasculaire close. Mais si 5 Re cet endothélium est partout continu, il n’est pas imperméable ; Ë Ranvier, dans ses recherches bete sur le ganglion mésentérique du pore, parle seulement d’une pseudo-capsule, et constate qu'une masse à injection passe des voies lymphatiques dans la substance folliculaire.
= De plus, tous les auteurs admettent que les cellules Iympha- : tiques peuvent passer du sinus ou du système caverneux dans l'intérieur du follicule ; c'est ainsi qu'on retrouve dans les follicules des ganglions correspondant à des régions della peau qui ont été tatouées, des grains de cinabre ou de charbon apportés par les cellules lymphatiques. Ranvier explique ainsi ce passage: si les leucocytes passent des sinus lymphatiques dans Le tissu | réticulé folliculaire, c’est qu'ils trouvent dans celui-ci un milieu __ oxygéné favorable à leur vie et à leur multiplication. __ Cordons folliculaires. — Les cordons folliculaires font suite aux follicules ; ils se dirigent vers le hile, en se bifurquant et 6 à entre eux de façon à constituer un système clos quin'a que des rapports de contiguité avee les voies lymphatiques environnantes. .
Leur structure (tissu réticulé et cellules Iymphatiques) est identique à celle des follicules.
Sinus lymphatique. — Les sinus lymphatiques sont des espaces - cloisonnés, disposés en fer à cheval autour des follicules. Leur -cavité est limitée d’un côté par la capsule et ses prolongements, de l’autre par la surface du follicule. Elle est cloisonnée par des trabécules de tissu réliculé, un peu plus épaisses que celles de la substance folliculaire et disposées en mailles plus larges. Les __ trabécules s'attachent d’une part sur la capsule et les cloisons ____ conjonctives, d'autre part sur la surface du follicule qui semble - suspendu au milieu de l’ampoule corticale par le réticulum. Elles sont revêtues d’un endothélium qui recouvre aussi la surface du follicule et la face interne de la capsule, et se continue par celui des lymphatiques afférents.
Dans les mailles du réticulum, sont logées des cellules lym-
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phatiques que les auteurs classiques ne distinguent pas morphologiquement de celles du follicule, mais qui sont seulement moins adhérentes et se laissent plus facilement chasser par le pinceau ou par une injection. | ; |
Système caverneux.— Les systèmes caverneux continuent les sinus lymphatiques dans ia substance médullaire. Ils entourent de toutes parts les cordons folliculaires et participent par suite à leur intrication, Malgré cette intrication, malgré le peu d'importance que possèdent dans cette région les cloisons fibreuses venues de la capsule, on arrive cependant à distinguer les sinus caverneux des cordons folliculaires : ces derniers constituant un système où les travées sont plus ténues et les cellules plus tassées que dans le tissu caverneux.
Les systèmes caverneux se dirigent vers le hile, pour y former un réseau d'où naissent les vaisseaux lymphatiques efférents. Réticulum et cellules y sont semblables à ceux des sinus.
Vaisseaux sanguins. — Les artères abordent le ganglion par son hile,cheminent entourées d’une gaine fibreuse tendiniforme dans le tissu cellulo-adipeux qui occupe cette région, s’y divisent et se dirigent vers les cloisons fibreuses. Là, elles perdent leur gaine qui se confond avec la cloison, et donnent naissance à des artérioles qui s’échappent à droite et à gauche, traversent le sinus ou le système caverneux, et abordent enfin le follicule ou le cordon follicularre.
Là, les arlérioles se résolvent en capillaires qui forment un réseau serré, disposé en rayons de roue dans les follicules et les gros cordons folliculaires ; dans les plus pere les boucles capillaires dirigées vers l'axe central du cordon n’en atteignent pas le centre. Le système folliculaire constitue donc un lee beaucoup plus riche en vaisseaux, et par suite plus oxygéné, que le système des voies lymphatiques. Du réseau capillaire naissent des veinules qui suivent en sens inverse le même chemin que les artères el sortent enfin du ganglion au niveau de son hile.