‹ Etude du Goitre à Evolution thoraciqueChapitre 55 sur 64 · OBSERVATION · texte numérisé non relu

OBSERVATION

Madame G..., 54 ans (malade de M. le D' Wezri). Entrée le 19 juin, opérée le 22 juin 1933, sortie le 29 juin 1935.

La malade, originaire de la Haute-Loire, vient pour des troubles digestifs : anorexie, digestions longues et pénibles s'accompagnant de icéphalée et de douleurs thoraciques dorsales.

Ces troubles sont très pénibles. Ils ont débuté il y a une dizaine d'années et sont rebelles au traitement. Longtemps stationnaires, ils sont allés s’exagérant au cours des dernières années. Il n°4 à que peu de temps qu'ils ont été attribués à l'existence d’un goitre cervical que présente la malade.

À aucun moment celle-ci ne s’est plainte de troubles respiraloires, toutefois elle est nerveuse, tachyrardique et elle présente de l’insomnie.

A l'examen on constate l'existence d’un goitre cervical bas situé et développé à partir du lobe droit. Il ascensionne avec la déglutition, mais on n'arrive pas à percevoir son pôle inférieur. Il existe une légère icirculation veineuse développée sous les téguments de la DU antéro-supériéure droite du thorax.

L'existence de cette tumeur est connue de la malade qui l’a conslatée depuis l'âge de 20 ans, Celle Lumeur ne s'est jamais modifiée, du moins de manière apparente.

L'examen radiologique permet de constater sous la. fourchette sternale et plus à droite qu'à gauche, une masse presque opaque, arroôn-, die, de la grandeur d'une paume de main. Il s’agit d'un goitre plonsean.

‘Les parenchymes pulmonaires sont normaux.

Il n'existe aucun symptôme de paralysie récurrentiélle,

No ODA ENS

L'examen général! montre que le pouls est rapide. Il existe un tremblement léger.

Le. métabolisme basal: donne. + ç pour cent (1% juin). L'intervention est pratiquée le 22-6-1933, sous anésthésie locale,

On constate, l'existence d’un volumineux goitre évolué dans le thorax

el développé à partir du lohe droit du. corps thyroïde. On libère le pôle supérieur droit qui: esh friable et: scléreux, On extériorise très

progressivement un goitre volumineux. On est obligé de luxer au doigt: le pôle inférieur. On lie une grosse. veine: qui aborde la masse

par. en dehors et; on. fait une résection.

La trachée est aplatie, Il persiste une cavité importante descendant derrière le plastron, sterno-costal. Un: drain. est placé au contact du

moignon thyroïdien.

A la coupe de la pièce. om constate qu'elle. présente au rentre des zones Calcifiées. Tout le, segment: périphérique: est; occupé par des kystes nombreux.

Les suites. opératoires sont normales. La malade sort le 7% jour at

la cuculation veineuse, colatérale, a fortement diminué, toutefois jes:

troubles digestifs persistent,

Ils persisteront pendant 8 mois. Ce n'est qu'à cette date qu ils commencent: à regresser pour finir par disparaître. complètement. La malade. est actuellement guérie.

OBSERVATION Xi

Madame. L..., 44 ans. (malade du D Wezw). Entre, le 8: octo-

bre 1933. Opérée le ro octobre. Sortie le, 16. octobre. 1938.

La malade présentait depuis un mois une grosse gêne respiraloire avec tirage et insomnie. Depuis longtemps elle présentait! un goitre cervical et déjà en 1ÿ19 on apprend que, à la suite d’un. état: grippal,

ce. a, présenté déjà quelques crises de dyspnée axec cireulation veir

neuse thoracique.

Depuis mars r933, la malade est: fatiguée, présente des palpitations non améliorées par la thérapeutique iodée. C'est surtout depuis un mois que. les troubles respiratoires. se. sont aggravés. Be 1° octobre elle a présenté un état syncopal, s’est assise et s’est endormie sur sa chaise. Le 3 octobre elle. est prise brusquement, à, 11, heures, d’une crise de dyspnée. intense avec tirage. En même temps. apparaît: un œdème de la face qui attire l'attention de son entourage. Une légère amélioration se produit. Elle persiste jusqu'au 7 octobre, A ce moment, la dyspnée augmente ainsi que l’œdème qui gagne le membre supérieur droit. Les urines sont noires. La malade est transportée d'urgence à Paris en automobile et ce transfert doit comporter des arrêts, tellement la dyspnée présente des paroxysmes inquiétants. À

l'examen on est frappé de l'existence d’un œdème sus-diaphragmatique remontant vers la face et atteignant les membres supérieurs. Cet œdème prédomine à droite. I est tel que, lors de l'examen, la malade ne peut retirer la chemise mise à son arrivée quelques heures auparavant. La malade étouffe et reste assise sur son lit. La respiration est à 110. La région cervicale est déformée par la présence d’un goitre médian et volumineux, de consistance mollasse en certains points, dure dans d’autres, Il disparaît en bas, derrière le bord supérieur du sternum. Il est immobile avec la déglutition. L'examen radioscopique permet de constater que le goitre a évolué dans le thorax jusqu'au contact de la crosse aortique. Il existe des signes d’aortite. Le médiastin est bouché de bas en haut par de gros ganglions péri-hilaires. ”

Les sommets sont clairs, les bases respirent mal. Les deux culs-desac costo-diaphragmatiques sont bloqués par une légère quantité de liquide ou peut-être par de l’œdème des bases pulmonaires.

L'examen laryngoscopique constate l’intégrité des récurrents : pas d’atrophie des cordes vocales ni des bandes ventriculaires.

La paroi antérieure de la trachée semble refoulée à partir d'un point qui correspond au pôle supérieur de la masse sus-sternale.

L'histoire de la malade nous apprend qu'il s’agit d’un goitre cervical ancien. Elle s’est aperçue de son existence depuis une vingtaine d'années. :

Ce goitre, jusque-là latent, n'avait déterminé que des troubles de la tachycardie et du tremblement sans exophtalmie associée.

L'intervention est pratiquée le 10 octobre sous anesthésie locale,

On se‘trouve en présence d’une masse adénomateuse charnue et kystique développée aux dépens du corps thyroïde et plongeant dans le thorax sur la ligne médiane.

Cette tumeur est volumineuse et est bloquée dans l’orifice supérieur de la cage thoracique.

La poche kystique contient du sang comparable à celui rencontré dans la poche d’une hématacèle et l’incision de la poche permet d’extérioriser le goitre.

Résection ; hémostase rigoureuse ; une mèche dans la poche rétrosternale, Se

Une heure après l’intervention, la fréquence respiratoire est tombée à to.

La mèche est enlevée le 2° jour. La malade sort le 6° jour complètement transformée, La dyspnée a disparu, de même l’œdème thoracique.

OBSERVATION il

À 7 € { 72 r La Madame W.., 43 ans (malade du D' Werri). Opérée le 19 novembre 1933. Sortie le 26 novembre 1933.

Il y a 6 ans, la malade a présenté, au (cours d'une grossesse, des accidents respiratoires qui n’ont été soulagés que par l accouchement.

Radiographie de face de Mme W<:

Depuis 3 mois (août 1933), une sensation d’étouffement persistante

est apparue.

Cette dyspnée s’exagère au lever et au moindre mouvement. Elle

s'accompagne d’un timbre enroué de la voix. Etat de nervosité marqué. Le goitre est découvert au couts d’un examen radiologique.

L'examen permet de constater un goitre cervical droit de petit. volume mais disparaissant derrière la clavicule droite. On ne sent pas son rôle inférieur et la région sous-claviculaire est submate. La trachée est déviée à gauche.

L'examen radioscopique montre une masse médiastinale droite peu opaque, déviant l'œsophage et la trachée à gauche. Ces deux organes sont aplatis latéralement.

L'examen laryngoscopique montre l'intégrité des cordes vocales, mais il existe une légère limitation de l’abduction en respiration calme. La trachée est aplatie et coudée à hauteur du défilé cervicothoracique. Il n’y a pas, à proprement parler, d’altération des paroïs, mais on note des lésions de laryngite chronique légère, entretenue par les mucosités qui tapissent la (rachée.

L'intervention est pratiquée le 19 novembre 1933.

On tombe sur un goitre adénomateux plongeant dans le thorax. On libère le pôle supérieur qui est constitué par du tissu thyroïdien sain. On luxe la masse goitreuse de bas en haut et on constate qu'elle s’est développée aux dépens de la partie inférieure du lobe. Résection. Hémostase. Drain dans la poche.

Suile opératoire normale. La malade sort le 5° jour fortement améliorée, ‘

À Ja coupe de la pièce il s’agit d'un goitre adénomateux charnu sans formations kystiques qui présente, à sa partie supérieure el à gauche, une zone de calcification à la hauteur du larynx.

L'examen histologique est celui d’un goitre simple adénomateux. Il existe une importante hémorragie dhetitielle au, niveau d'un de ces adénomes avec nécrase étendue du parenchyme (Prof. HuaeuEexix).

OBSERVATION \fF

Madame F..., 74 ans,

En 1931, trohbles cardiaques, hypertension, avec arythmie complète, La malade suit un régime el maigrit. A Ja suite d’un traitement iodé, amélioration des accidents cardiaques, mais persistance de l’arythmie, La malade engraisse légèrement: et depuis cette époque son poids est resté stationnaire.

De 1933 à 1934. Par périades, crises de toux quinteuses.

En août 1934, düvouverté d'une grosseur à la base du cou, Celle grosseur, lantôt grossit, tantôt diminue. [La malade, jusque-l, n'avait absolument rien constaté du «côté. de la glande. Hhy-

roïde. La toux quinteuse s’exagère. Rapidement, très grande diffi-

cullé respiraloire: avec crises de. suffocation et cornage. 2. décembre 1944. Maladg très dyspnéique. L'examen, en décuhitus

horizontal est; impossible. À la base d’un cou, très court, à, gauches.

ns ni k

Page 1