AVANT-PROPOS
L'idée première de ce travail appartient à M. le professeur Soubeiran; c’est, guidé par ses conseils éclairés, que nous avons entrepris l’étude de cette plante. Qu'il nous soit permis de le remercier publiquement du gracieux empressement avec lequel il a bien voulu mettre à notre disposition de nombreux documents, qui nous ont été d’un précieux concours dans l'élaboration de notre travail.
Nous divisons notre sujet en cinq chapitres :
Dans le premier chapitre, nous retraçons l'historique du jalap, et nous décrivons ensuile les caractères botaniques, les faisant suivre de quelques mots sur les essais de culture.
Dans le second chapitre, nous faisons létude de la racine, Dous passons en revue les différentes sortes commerciales el les falsifications dontelle a été l’objet.
Le troisième chapitre est consacré exclusivement à la résine extraite de celle racine.
Le quatriène chapitre renfermela pharmacologie.
Dans le cinquième et dernier chapitre, nous jetons un rapide coup d’œil sur les maladies dans lesquelles on emploie ce pur-— gatif, son mode d'action et ses effels thérapeutiques.
Nous n'avons pas la prétention ridicule de présenter au jugement de nos Maîtres de l’école de pharmacie un travail complet et original; nous n’avons eu qu’un seul but, celui de réunir en un seul faisceau les renseignements épars qu’il nous a été donné de recueillir, et nous nous estimerons fort heureux. si, après nous avoir lu, on à pu se faire une idée générale sur ce médicament.
Nous nous sommes attaché surtout à décrire les nombreuses falsifications qu’on a fait subir, soil à la racine, soit à la résine, principe actif de cette plante; ce qui doit être, pour le pharmacien consciencieux, une préoccupation constante.
Nos juges voudront bien lenir compte de notre jeune expérience et des nombreux efforts que nous avons faits pour mener notre œuvre à bonne fin.
Aussi osons-nous espérer qu'ils ne s’arrêleront pas aux imperfections contenues dans notre travail, et qu'ils accueille ront favorablement le modeste essai que nous soumettons à leur savante appréciation, jugeant ainsi leur élève reconnaissant avec la bienveillance dont ils n’ont cessé de l’honorer.