‹ Étude du Jalap: SynthèseChapitre 7 sur 21 · RACINE DE JALAP · texte numérisé non relu

RACINE DE JALAP

La médecine n'utilise du jalap que sa racine, dont on emploie ou la poudre ou la rèsine, extraite de celte partie de la plante, par divers procédés que nous ferons connaitre plus loin.

La racine de jalap estimportée de la Véra-Cruz en balles de 75 à150 kilos, entière, ovale arrondie, en tubercules piriformes ou napiformes, desquels sortent souvent d’autres tubercules plus petits et recourbés en forme de cornes, ou bien en rouelles de 0,05 à 0,08 de diamètre.

Les racines sont lourdes, compactes, elles portent de fortes incisions praliquées pour activer la dessiccation; la surface externe est rugueuse, d’un brun sale teinté de noir, son intérieur est d’une couleur moins foncée, marqué de couches concentriques, foncées, emboilées les unes dans les autres: la cassure est brunâtre, irrégulière, offrant quelques points brillants de matière résineuse.

La partie corticale contient beaucoup de matière colorante ; quant à la partie intérieure, épuisée par l’eau, elle fournit une malière presque blanche.

En fragments isolés, le jalap n'a pas d'odeur sensible, mais réunis en masse, où bien lorsqu'ils sont légèrement chauffés, ils répandent une odeur nauséabonde particulière. Lorsqu'on réduit celle racine en poudre, les parties les plus légères irritent la membrane muqueuse des fosses nasales et même de la gorge; elles excitent l’élernûment et la toux. La saveur du

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jalap esl d’abord peu marquée, elle devient ensuite un peu piquante ; puis elle finit par être sensiblement âcre, lorsqu'on Pa gardée pendant quelque temps dans la bouche.

La structure intime du jalap est caractéristique ; d’après notre distingué professeur, M. Léon Soubeiran, cetle plante est presque exclusivement composée de tissu cellullaire, avec un petit nombre de vaisseaux ponctuës, quelques fibres ligneuses, larges, grossières, ponctuées, se distinguant des vaisseaux par leur dimension. On y remarque des cellules éloilées, allongées, persistant rarement sur les tubercules secs.

M. Soubeiran a reconnu que les cellules résinifères sont réparties dans toute la substance du tubercule, et sont bien délimilées, foncées, presque anguleuses. L'eau agit lentement sur elles el les rend claires et transparentes d’opaques qu’elles étaient primilivement; elle dissout en effet une matière soluble qui y est contenue.

Celles qui renferment les principes amylacés se trouvent surtout dans la partie la plus centrale; cette fécule est formée de grains assez volumineux, les uns sont arrondis, les autres en moletles, mais tous pourvus d’un hile distinct, environné quelquefois de quelques couches concentriques.

Jalap piqué. — La racine est souvent rongée par la larve d'un petit insecte coléoptère, que M. Duméril a reconnu pour être du genre des bostriches, qui s’y creuse des galeries aux dépens de la matière amylacée, en épargnant la partie résineuse, galeries tellement nombreuses, qu’à la cassure sa substance paraît toute celluleuse; dans quelques racines enfin, l’intérieur est tout noir, comme s’il eût été charbonné.

M. Henry a démontré qu’il élait alors plus actif, et ces morceaux de jalap, qu'on désigne sous le nom de jalap piqué, sont réservés pour la préparation de la résine, car ils seraient trop actifs si on les employait sous forme de poudre.

. - Voici du reste l'analyse comparative faite par M. Henry: Résine Extrait Résidu Hilaphsain ei TieLc A en 48 140 210 :

Jalap piqué........... 72 495 200 COMPOSITION DE LA RACINE Selon Guibourt, le jalap renferme: J ROME LR ee 47,65 °L | MElaSSe See 19 rt EU ER 9 ROME RE TOR ee 10 AMRIONE 2 CRE 48,78 M. Gerber y a trouvé: - RESRR ARR AE TRS S dun ee 7,8 RSC ONE GS T2 SE Ext ee 17,9 Extractif gommeux...... Lee 44,5 Matière colorante devenant rouge Dar RS a lals Te nee 8,2 Sucre incristallisable.......... Ê 1,9 COMRO LA E E Uereer < 45,6 Mucilage végétal. ........ 3, Albumine vêgètale........ age 3,9 TS SPA ge. Ga ou à es 6, EUR are 8.

SÉIS ATOS ee RE RS ee A

M. Gerber prètendait que le principe actif du jalap n’était autre qu'une combinaison de rêsine et d’acide acétique.

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