‹ Etude Du Mode De Végétation Et De La Structure Du Rhizome De L' hermodactylus Tuberosus, Salisb. ( Iris Tuberosa, L.)Chapitre 1 sur 4 · Etude Du Mode De Végétation Et De La Structure Du Rhizome De L' hermodactylus Tuberosus , Salisb. ( Iris Tuberosa , L.) · texte numérisé non relu

Etude Du Mode De Végétation Et De La Structure Du Rhizome De L' hermodactylus Tuberosus , Salisb. ( Iris Tuberosa , L.)

M. Germain de Saint-Pierre dit avoir trouvé, il y a quelques années, des morilles dans un champ découvert, à Sceaux près Paris.

M. Fermond ajoute que, dans le midi de la France, le Cèpe (Bolclus eilulis) se montre à deux époques de l’année, mais seulement si ces époques sont précédées de pluies abondantes.

M. Germain de Saint-Pierre fait à la Société la communication suivante :

ÉTUDE DU MODE DE VEGETATION ET DE LA STRUCTURE DU RHIZOME DE L'HERMODACTYLUS TUBEROSES , Salisb. (Iris tuberosa, L. ),

par M. E. GERMAIN DE SAINT-PIERRE.

Depuis longtemps déjà le curieux mode de végétation de 17 ris tuberosa avait fixé mon attention, et j’avais tenté vainement de me rendre compte de la structure de son rhizome en examinant les échantillons desséchés, déformés et souvent mutilés, préparés pour les herbiers, lorsqu’un hasard heureux me fit rencontrer en novembre 1850 des souches vivantes de cette plante expédiées de Toulon à Paris par M. Robert. Ces souches m’ayant été immédiatement livrées, je les ai soumises à l’étude et je les ai cultivées pendant une période d'une année (un accident les a fait périr), en ayant soin, à chaque nouvelle phase de la végétation, d’en retirer une ou plusieurs de la terre, et de mettre leur structure en évidence au moyen de coupes longitudinales.

Ces souches, à l’époque oii elles me furent remises (pendant la période de repos de la végétation de la plante), offraient l’aspect suivant: de la base persistante d’une tige détruite, base qui présentait sur une de ses faces des fibres radicales filiformes alors desséchées, descendaient verticalement une, deux ou trois productions charnues, en forme de doigt ou plutôt de massue, de couleur brunâtre, et ressemblant par leur forme extérieure à cer¬

taines racines charnues.

Ayant coupé dans le sens

longitudinal un

certain nombre de ces productions radiciformes, j’ai constaté que l extremité ou le sommet dirigé, de haut en bas de chacune d’elles se terminait par un bourgeon, et que la feuille extérieure et enveloppante du bourgeon constituait l’extrémité de la production radiciformc elle-même; ce bourgeon, dirigé latéralement, était formé en outre par plusieurs jeunes feuilles coniques emboîtées.

Ces souches ayant été plantées, des racines filiformes se développèrent a la partie inférieure de ce bourgeon terminal, qui devait lui-même se terminer par une tige florifère. Deux jeunes bourgeons latéraux naquirent en même temps à faisselle des feuilles du même bourgeon terminal ; ces deux jeunes bourgeons, en s’allongeant, prirent chacun la forme de la souche primitive, c’est-a-dire d’une masse charnue eu forme de massue et à extre-

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