‹ Etude Du Mode De Végétation Et De La Structure Du Rhizome De L' hermodactylus Tuberosus, Salisb. ( Iris Tuberosa, L.)Chapitre 2 sur 4 · SÉANCE DU 28 DÉCEMBRE · texte numérisé non relu

SÉANCE DU 28 DÉCEMBRE

mite gemmifère ; ces deux nouvelles productions claviformes constituaient par leur écartement une furcation ou dichotomie dont l’angle était occupé par la tige florifère, terminaison du bourgeon-mère. Plus rarement un seul bourgeon charnu ou trois bourgeons charnus se développèrent et le système de végétation d aspect dichotomique fut remplacé par un système de végétation d’aspect irrégulier.

Ces bourgeons charnus claviformes m’out offert la structure suivante : les deux premières feuilles du bourgeon présentent une prolongation latérale en forme d’éperon, de sac ou de sabot; ces deux éperons membraneux m’ont paru soudés entre eux (1); ils enveloppent complètement, sans y adhérer, la partie centrale charnue du bourgeon. I.es deux feuilles extérieures, prolongées en éperon, se terminent chacune par un limbe foliacé hbre et ascendant, la feuille première ou la plus externe, emboîtant simplement la feuille seconde. Quanta la feuille troisième, c'est celle qui constitue par sa forme cylindrique et sa consistance charnue la masse elaviforme terminée en un limbe circulaire court et épais, au fond duquel prend naissance un bourgeon terminal qui ne doit produire une tige florifère que

l’année suivante.

Cette masse charnue cylindrique, terminée par un bourgeon, constitue (après la destruction des feuilles foliacées externes et de leurs prolongements membraneux en forme de sac ou de sabot) la partie vivante du rhizome qui reste stationnaire jusqu’en automne; ce sont des rhizomes semblables que j’avais reçus et plantés l’automne précédent. Ces rhizomes, en forme de massue, dépouillés de leur tunique membraneuse en forme de sabot, sont maintenus réunis à leur point de départ par la base de la tige florifère détruite.

Ce rhizome, constitué extérieurement par un sac résultant des éperons tubuleux de deux feuilles extérieures, et dont la masse centrale est constituée par une feuille charnue cylindrique à limbe cupuliforme renfermant un bourgeon, est, selon moi, un exemple important de ces productions intéressantes où les organes foliaires et les organes axiles cessent de présenter des caractères tranchés, et constituent un axe décompose on feuilles, ou , ce qui rend la même idée, des feuilles agrégées en axe. Je ferai remarquer, en outre, que l’éperon libre qui renferme ici la masse interne sans y être adhérent, me semble présenter une certaine analogie avec •’cperon foliaire qui renferme le bulbe descendant de la Tulipe; mais tandis

(1) M. Planchon, qui a de sou côté étudié les rhizomes de I II* > mo/hictylus tu r °sus cl a fait connaître dans celte séance le résultat «U scs recliciches, tuniques membraneuses du rhizome libres et non soiuhes entre ’ a Sgluiinaiion de ces tuniques a pu m’induire en erreur, et je feiai en suite o

trouver l'occasion de cette facile vérification.

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