SÉANCE DU 28 DÉCEMBRE
qui recouvre la masse charnue de la partie radiculaire de l’ophrydo-bulbe lui parait être un développement de l'épiderme de la feuille externe prolongée en sac, ou feuille gemrnipare ; la masse radiculaire (développée a la base du bourgeon situé au fond du sac) donne lieu, par son développement, a I accroissement de la base insertionnelle appartenant au sac. C’est la paroi externe de cette base insertionnelle accrue qui constitue la paroi corticale ou l'épiderme de la masse charnue, qui est située à la base du bourgeon, et qu’il regarde comme de nature radiculaire.
M. Cosson donne lecture de l’extrait suivant d’une lettre qui lui a été adressée par M. le docteur Reboud, faisant partie d’une de;
s co¬
lonnes expéditionnaires chargées d’explorer la partie méridionale du Sahara algérien :
LETTRE DE M. REBOL’D.
Bivouac de Refjueh-el-Mgiiima, 7 décembre 1855.
Je me trouve en ce moment avec la colonne de Laghouat, campée sur les bords do l’Oued En-Nsa, à un point nommé Requeb-el-ÎMguïma, à deux journées de marche d’üuargla; je suis venu dans ces contrées sahariennes, par la cliebka des Beni-Mzab dont j’ai visité les cinq villes et admiré les oasis, ainsi que les grands travaux que ces hommes patients et industrieux ont été obligés d’élever pour faire surgir ces délicieux jardins qui seront l’objet d’une note particulière. — Le temps est magnifique, le ciel pur, les nuits tièdes, et pendant le jour, mon thermomètre marque -f- 26 degrés à l’ombre. Nous sommes dans l’abondance : eau, bois, gazelles, lièvres, outardes, perdrix, rien ne, manque à notre bien-être et à celui de nos chevaux et de nos chameaux qui paissent au milieu des touffes de Drinn, de Guesemir [Pennisetuni dichotomum), de Rétama Duriiei, de Djodari (/{/tus dioicn ), de Harfedj [Ilhantcrium adpressant ), à'Andropogon laniger, de iVoricandia fruticosu, de F’rancwuria crispa , de Chebro e[Zilla myagroides), Crucifère très épineuse, très rameuse, à fleurs roses, à fruit aile comme celui de certaines Ombellifères, des Far set ia linearis et tegyptiaca, de Gheda (Calligonum comosum), d’Alenda ( Ephedra ), de Neguod {Aavilira • adiala ), de Loues (Dœmia cordala), d’Asleriscus gravcolens, d ’Antirrhi-
num ramosissimum et de Gueza [Deverra scoparta), etc.
L'Oued En-Nsa, sur les bords duquel nous avons déjà campé à Mequebel-Kehal et à Besseroudj, est une immense ligne verte bordée de rochers calcaires, tantôt aux croupes arrondies, tantôt taillés à pic, offrant towjouis
des couches horizontales ou à peu près horizontales.. Les p.utio les plus
supérieures, le sol des plateaux voisins, en ce moment très aride, faute de pluies, sont] recouverts d'un poudingue rougeâtre à noyaux d’assez petite