A) LE CHLORURE DE CALCIUM
Wright a montré que l’ingestion de faible quantité de chlorure de caleium a une influence favorable sur les hémorragies en augmentant la coagulabilité sanguine. De nombreux travaux sont venus confirmer cette propriété. La question de doses est importante puisque Fleig, Lefébure et Horne ont montré que contrairement aux doses moyennes, les doses fortes entravent la coagulation et que lorsque la concentration du sang en chlorure de calcium atteint 4 gr. 50 à 2 gr. %,, l'incoagulabilité devient absolue.
En dehors de son action hémostatique, le chlorure de calcium est comme tous les sels de chaux un excellent reconstituant, particulièrement indiqué chez les tuberculeux. Il a, de plus, une action incontestable sur le rythme cardiaque, renforçant la contraction du cœur, augmentant son excitabilité, dimimuant sa conductibilité. Ses propriétés sont donc analogues à celles de la digitale. Bien qu’il ne soit en rien un modificateur de la circulation pulmonaire, ce facteur toni-cardiaque contribue à justifier son emploi.
Mode d'administration. — On prescrit en général le chlorure de calcium par voie buccale sous forme de potion, à la dose de 2 à 4 gr. par jour. On arrête son administration au bout d’une semaine pour la re-
ed
prendre après une semaine de repos. Certains auteurs trouvent ces doses excessives et se basant sur les résultats rapportés plus haut, interrompent au bout de 3 ou quatre jours ce médicament donné à une dose quotidienne de 0 gr. 50. En raison de la saveur désaoréable du chlorure de calcium la voie rectale peut être employée.
Sombue et Va-Han-Sua ont proposé des injections sous-cutanées de ce sel, à raison de ! à 4 injections de 2 centicubes d’une solution à 25 %,. Mais ce taux paraît dangereux à M. Paul Blum qui craint la causticité de cette solution et la formation d’escarres.
Enfin, les injections intra-veineuses sont fort discutées. MM. Carnot et Blamoutier ont été les premiers à les préconiser et à en signaler les bons effets. [ls emploient une solution à 5 %,. M. Pellé de son côté, a attiré l'attention sur la grande valeur de cet antihémoptoïque qui aurait l'efficacité de la rétropitul-
tine, mais qui pour agir favorablement nécessiterait
la voie veineuse. Cependant M. Periti s’est élevé contre cette affirmation et a mis en doute l’action hémostatique de la thérapeutique calcique. Par la voie veineuse le chlorure: de calcium retarderait la coagulation.
De nouvelles expériences seraient néanmoins nécessaires, pour trancher ce débat. On peut, nous semble-t-il, se passer actuellement des injections intra-veineuses de chlorure de calcium pour arrêter les hémoptysies puisque l’on possède d’autres médicaments à action rapide et n’employer ce sel qu’en
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Gr Es
potion à petites doses. Son action hémostatique est ainsi très probable et aucun avantage ne ressort de Pemploi des fortes doses.
Le gluconate de calcium est par contre plus maniable. Elemer préconise son emploi par la technique
des injections conjuguées (10 ec. intra-vemmeux et.
10 ce. intramusculaires).