B) OPOTHÉRAPIE HÉPATIQUE
On connaît aujourd’hui grâce aux travaux de Nolf et de Doyen le rôle important du foie sur la erase sanguine. La clinique et l’anatomie pathologique nous enseignent la fréquence des tares hépatiques chez les tuberculeux pulmonaires et il est vraisemblable de penser que ces tares interviennent, pour une part au moins dans la genèse de certaines hémoptysies.
Gilbert, après avoir constaté les heureux effets de l’opothérapie hépatique sur les hémorragies digestives lemploya pour traiter les hémoptysies. Les résultats furent assez favorables, surtout lorsque l'épreuve de la glycosurie alimentaire ou les épreuves colorantes venaient déceler un trouble des fonctions hépatiques. Cette opothérapie agit en stimulant la glande hépatique dans son action coagulatrice. Il est probable également qu’en tant qu’extrait organique, elle possède une action favorable directe sur la coagulation. Cette dernière propriété de l’extrait hépatique déjà signalée par Buckmann et Pella-
Do
cini fut de nouveau étudiée et confirmée par MM. Gilbert et Carnot qui en ont fait la preuve in vivo et in vitro sur Le sang d'animaux normaux.
Mode d'administration. — On peut donner des cachets d'extraits secs totaux dosés à 0 gr. 10 ou à 0 gr. 25. Il faut aller jusqu’à 1 gramme ou 2 grammes par jour. Plus eflicaces sont les extraits hépatiques
injectables dosés à 0 gr. 10 par ampoule.