D) SÉRUM SÉRIQUE
MM. Dufour et Le Hello ont pensé augmenter l’action du sérum hétérogène en injectant le sérum d’un cheval en état d’anaphylaxie. Ils réalisent ainsi un état d’anaphylaxie passive qui modifie le sang en le rendant hypercoagulable. Ces auteurs préparent des lapins en leur injectant par voie veineuse, à intervalles réguliers, de très petites quantités de sérum antidiphtérique de cheval. Les lapins sont saignés 21 jours après la première injection et leur sérum est recueilli aseptiquement sans subir de stérilisation. Ils ladditionnent pour assurer sa conservation d’une quantité infime d’acide phénique. Injecté au cobaye ce sérum détermine dans son sang de l’hypercoagulabilité manifeste.
Mode d'administration. — Le sérum sérique commercialisé sous le nom d’anthéma se présente en ampoules de 10 ce. On en injecte une ou deux par jour par voie sous-cutanée.
E) LA PECTINE
C’est une substance colloïdale soluble se coagulant sous l'influence d’une diastase, la pectose, laquelle voisine avec la pectine dans la même plante. Mais cette action diastasique n’est possible qu’en présence d’un sel de caleium : Le calcium est aussi utile pour la coagulation de la pectine que pour celle du sang.
Mode d'administration. — On fait usage de la pectine par voie buccale. La malade prend une ou deux ampoules par jour d’arrhémapectine (pectine pure
au. 196).
Nous n’insisterons pas sur l'emploi des coagulants peu utilisés aujourd’hui. Le sérum gélatiné à 5 % par voie sous-cutanée semble actif mais peut déter-
miner des réactions locales et générales fâcheuses.