‹ Étude du traitement actuel des hémoptysies tuberculeusesChapitre 21 sur 49 · IV. Adjuvants · texte numérisé non relu

IV. Adjuvants

On ne peut faire rentrer l’opium et ses dérivés, si souvent employés contre les hémoptysies, dans une des catégories précédentes. En effet, 1ls n’agissent pas

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sur la coagulation et s'ils abaïssent la tension dans la circulation générale, ils ne provoquent pas la stase pulmonaire du sang ou le réflexe vaso-constricteur des vaisseaux pulmonaires, utiles à l’hémostase. Cependant, on ne saurait nier l’utilité de la morphine qui calme la toux, régularise la respiration, donne au malade une sensation de bien-être. Mais le danger de l'arrêt complet du réflexe tussigène vient de la rétention bronchique du sang épanché et des sécrétions muco-purulentes. Les doses trop considérables de morphine sont certainement responsables par ce mécanisme de certaines complications infectieuses secondaires et peut-être de ces cas d’atélectasie pulmonaire post-hémoptoïque qui depuis quelque temps sont fréquemment signalés.

Mode d'administration. — Si l’hémoptysie est peu prolongée, une ou deux injections sous-cutanées par jour de 0 gr. 01 de chlorhydrate de morphine ne sauraient être nocives. Si l’hémoptysie est durable, il vaut mieux pour soulager le malade remplacer la morphine par le chlorhydrate d’héroïne (0 gr. 005 par dose).

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