CHAPITRE III
LES INDICATIONS DU TRAITEMENT DES HÉMO- PTYSIES TUBERCULEUSES AU COURS DES AS- SOCIATIONS PATHOLOGIQUES
A) Les hémoptysies des tubereuleux -présentant sclérose et insuifisance rénale
Elles coïncident souvent avec des poussées hypertensives de la grande circulation ; en général peu abondantes, elles sont assez souvent récidivantes.
Quand chez de tels malades, on constate des chiffres de tension supérieurs à la normale, une urée sanouine à 0,50 et au-dessus, une constante augmentée ; si de plus il existe quelques petits signes fonctionnels, tels qu’une céphalée persistante, quelques troubles sensoriels, vertiges, cryesthésie, diminution de l’acuité visuelle, il sera particulièrement indiqué d’employer des médicaments vaso-dilatateurs : émétine, extrait de gui, trinitrine, citrate de soude, et encore dans ce cas, avec quelques réserves, car c’est un vaso-constricteur hémostatique. On y associera un régime assez sévère et peu salé. Seront par contre
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nettement déconseillés l’ergotine, les solutions pectinées, et en général les produits vaso-constricteurs et à tendance coagulante.
B) Les hémoptysies des cirrhotiques et insuffisants hépatiques
Dans une première catégorie de faits, il s’agira de cirrhotiques manifestes, présentant des lésions bacillaires évolutives, hémoptoïsantes (on sait combien est fréquente chez eux la tuberculose pulmonaire et son évolution rapidement grave). D’autres fois au contraire, il s’agit d’hémoptysie sans lésions évolutives, mais très itératives. L’attention sera alors attirée par une série de petits signes traduisant une fragilité hématique et vasculaire d’origine hépatique : coexistence d’épistaxis, d’hémorragies rectales, teint un peu subictérique, foie légèrement hypertrophié, temps de saignement et de coagulation prolongés.
Dans le premier cas, surtout si les lésions sont unilatérales, il semble que le pneumo trouve là son indication, pour limiter le processus évolutif, autant que pour arrêter les phénomènes hémorragiques, cause de dissémination bacillaire.
Dans le deuxième cas, le chlorure de calcium associé à l’arrhéma-pectine, le citrate de soude per os et en injection seront d’utiles hémostatiques. On leur ad-
joindra l’opothérapie glandulaire sous la forme d’ex-
traits hépatiques injectables où non, à la dose de