‹ Étude du traitement actuel des hémoptysies tuberculeusesChapitre 38 sur 49 · RO LA · texte numérisé non relu

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utilement tenter de petites transfusions de sang, 50 à 100 centicubes pendant plusieurs jours de suite si cela était nécessaire. Enfin, on n’oubliera Jamais s’il s’agit d’hémoptysies dyscrasiques chroniques de modifier le terrain par des opothérapies diverses : corps thyroïde, hémato-éthyroïdine, lobe postérieur d’hypophyse per os ou en injections.

Dans tous les cas, on se rappellera qu'il existe deux contre-indications formelles : le citrate de soude qui détruirait les plaquettes sanguines ; et l'intervention sanglante, surtout une thoracoplastie, fertile en accidents graves, chez de tels tuberculeux ; si la collapsothérapie était indiquée, le pneumothorax et, à son défaut, l’alcoolisation du nerf phrénique seront conseillés.

C) Les hémeptysies surviennent au eours d’une cellapsothérapie

Nous diviserons ces hémoptysies en deux groupes distincts, par leur temps, leur pathogénie, et leur traitement, qu'il s'agisse d'accidents survenant au cours d’un pneumothorax ou d’une phrénicectomie.

Dans le premier groupe, on est en présence d’hémorragies traumatiques ou mécaniques, survenant immédiatement, ou quelques jours après la collapsothérapie, généralement le lendemain, elles sont apyrétiques, ou du moins, la température n’est pas plus élevée qu'avant l’intervention.

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-— Traumatiques, elles sont dues à la piqûre de l'aiguille dans une bride pleurale ou dans le poumon ; sans gravité, elles sont peu abondantes, souvent réduites à quelques crachats rouges, elles

guérissent sans thérapeutique Spéciale.

a. écaniques, elles sont dues au tiraillement par une bride ou une adhérence plus large, d’un tissu de néo-formation souvent hypervaseularisé.

Si cette hémoptysie est importante et rebelle à la thérapeutique médicamenteuse, on devra

-— pratiquer une intervention de Jacobeus, d’urgence, si cela est possible (bride ou système de brides assez longues, voile mince, ete.) :

Si l’adhérence est plus importante, réduire la quantité de gaz insufilé et rapprocher les insufflaüons ; au besoin, diminuer le collapsus pulmonaire, parfois même, on peut être obligé d'abandonner le pneumothorax et de discuter lopportunité d’une phrénicectomie.

Il se peut que l’hémoptysie s'arrête d'elle-même, l’adhérence peut s’allonger, devenir filiforme, le pneumothorax devient très satisfaisant. Rappelons ia que cet allongement des brides ne peut plus être espéré après 3 mois, 1l faut alors, si les lésions sousjacentes restent bacillifères, intervenir par une sec-

tion de brides. Lorsque cette section est impossible,

on peut proposer une phrénicectomie, après un essai de crysothérapie pour quelques-unes, mais surtout après une cure sanatoriale.

D'un mécanisme similaire, on a signalé des hémo-

Se ee PE.

ptysies après phrénicectomie, par tiraillement d’adhérences pleuro-diaphragmatiques.

Quant aux hémoptysies du deuxième groupe, plus tardives, souvent accompagnées de signes généraux, elles sont dues à une poussée évolutive, homo- ou contro-latérale. Est-elle du même côté que le pneumothorax ? L'évolution des lésions dans un poumon bien collabé est exceptionnelle ; plus souvent, c’est pendant un pneumothorax d’eflicacrté douteuse. Il faut adjoindre aux traitements ordinaires, des insufflations plus importantes et plus fréquentes, de manière à augmenter le collapsus ; si le pneumothorax est insuffisant, un oléothorax peut rendre des services pour une lésion de la base, ou bien il faut recourir à la phrénicectomie et mème à la thoracoplastie. S'il s’agit enfin d’une bilatéralisation des lésions, on n’hésitera pas à recourir à un collapsus oazeux, simultanément bilatéral.

C’est à ce groupe d’hémoptysies évolutives que doivent être rattachées celles survenant au cours de la phrénicectomie ou de la thoracoplastie et auxquelles un traitement interventionniste doit être également appliqué.

En terminant, signalons ‘ici un cas particulier d’hémoptysies survenant tardivement, bien que non évolutives : les hémoptysies de décompression, si exceptionnelles que leur existence même est miée par certains.

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