‹ Étude du traitement actuel des hémoptysies tuberculeusesChapitre 41 sur 49 · FUEL · texte numérisé non relu

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Le mercure, qui a une action antisyphilitique relativement faible, détermine souvent des phénomènes d’intolérance (stomatite, accidents digestifs), limitant son utilisation chez ces malades d’autant plus qu’il risque également d'entraîner de la décalcification. Aussi préférera-t-on, si les fonctions rénales sont indemnes, la thérapeutique bismuthique, liposoluble de préférence, par voie intra-musculaire.

L’aurothérapie pourrait également être prescrite, puisqu'on admet (Levaditi) un pouvoir anti-spirillaire aux sels d’or. Néanmoins, on n’est pas sans ignorer, même avec les composés auroliposolubles, la possibilité de réactions focales se traduisant souvent par des phénomènes hémoptoïques. Aussi faudrat-il se montrer prudent dans son institution, surtout s’il s’agit de tuberculeux congestifs.

D) Hémoptysies tubereuleuses et cardiopathies

Le problème thèrapeutique se pose devant un malade cardiopathe connu, présentant des signes d’hyposystolie débutante ; souvent il s’agit d’un mitral qui subitement présente des accidents hémoptoïques d’une certaine importance, Ce qui fait la gravité de cette hémorragie pulmonaire, c’est qu’elle va précipiter lPévolution vers l’asystolie à prédominance droite et qu’elle est également d’un pronostic sérieux par elle-même.

Si donc on constate un pouls filant, arythmique,

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une tension basse, des signes fonctionnels graves, cyanose progressive, dyspnée croissante, le traitement comportera deux indications majeures :

— instituer immédiatement une thérapeutique cardio-vasculaire : toni-cardiaque à action rapide, digitaline et surtout 1/4 de milligramme d’oubaïne intra-veineux, huile camphrée, spartéine.

Traumatiser le moins possible le malade, le pneumothorax cèpendant, est bien toléré par les porteurs de lésion ancienne, insuflisance mitrale par exemple, bien compensée, il faut bien entendu, surveiller la tension artérielle, et ne jamais opérer avec des pressions positives. À plus forte raison contre-Imdication absolue de toute intervention sérieuse, thoracoplastie en particulier. On agira sur lhémoptysie au moyen de médicaments d'effet peu brutal : on utilisera le chlorure ou le gluconate de calcium ; mais c’est 1e1 surtout que les injections sous-cutanées d'oxygène trouveront leurs principales indications : 200 à 500 centicubes que l’on répétera au besoin. Elles calmeront l'angoisse et la dyspnée du malade en même temps qu’elles contribueront à l’hémostase.

E) Diabète et hémoptysie tubereuleuse

Ce qui fait la gravité des hémorragies pulmonaires au cours de cette affection n’est pas tant le fait de l’hémoptysie elle-même que l'existence de la fré-

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