‹ Étude du traitement actuel des hémoptysies tuberculeusesChapitre 42 sur 49 · ROUES · texte numérisé non relu

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quente poussée évolutive qu’elle annonce ou accompagne.

Jusqu'à ces dernières années on avait trop tendance à vouloir dissocier chez le tuberculeux diabétique le traitement de la bacillose elle-même et | celui des troubles de la nutrition. Aussi ce serait une erreur grave chez un tuberculeux pulmonaire diabétique, présentant des hémoptysies de méconnaître de parti-pris l’existence du diabète pour ne se préoccuper que du seul accident urgent, l’hémorragie pulmonaire. En fait, les indications du traitement doivent se poser simultanément pour les deux affections ; mais il faut savoir quelles modifications l’existence de ce diabète va imprimer au traitement.

19 Il s’agit d’un diabète simple non acidosique avec mamfestations hémoptoïques. Si l’hémoptysie est bénigne, peu abondante, non évolutive, on se contentera d'un traitement hygiéno-diététique général, de quelques médicaments vaso-constricteurs ‘ où coagulants, hypophyse, chlorure de calcium, ete. Si l’hémoptysie est grave, répétée, résistant aux médications hémostatiques courantes : surtout si elle s'accompagne d’une poussée évolutive, il faut sans plus tarder recourir à la collapsothérapie. Le pneumo doit être institué à un double point de vue : pour arrêter l’hémorragie pulmonaire, qui chez un tel diabétique risque de déclancher un choc traumatique, un choc moral, et l’on sait leur influence défavorable sur l’évolution d’un diabète même simple au cours duquel ils peuvent favoriser l'apparition de

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phénomènes d’acidose ; pour limiter enfin l’extension du processus bacillaire particulièrement actif chez ces glycosuriques. On n’oubliera pas de traiter le diabète : lexistence de l’hémorragie obligeant au decubitus, à la restriction alimentaire on maintiendra néanmoins toujours la ration d’hydrates de carbone nécessaires dans le régime équilibré antérieur du malade ; pour ne donner que du liquide, on ladministrera sous forme d’eau sucrée, de sérum glucosé. Si l’hémorragie est grave, si le malade se fatigue, on aurait intérêt à augmenter la quantité des hydrates de carbone et à pratiquer en même temps de petites doses d’insuline, 5, 10, 15 unités par exemple et cela surtout si une compression gazeuse était décidée. On ne manquera pas de surveiller continuellement les urines pour y déceler l’apparition possible de corps cétoniques.

20 En effet l'existence d’acidose aggrave considérablement le pronostic de telles hémoptysies. Quelles soient hypertensives, congestives et à plus forte raison qu’elles relèvent de lésions uleéreuses et évolutives il n’en demeure pas moins qu’elles doivent être rapidement jugulées. En effet le malade chez qui elles surviennent est dans un état d'instabilité

permanente et à la merci d'accidents comateux

graves à l’occasion d’un incident banal. On ne peut

le laisser même peu de temps à une diète même reiative sans déséquilibrer complètement son régime et provoquer des événements désastreux. Le pneumo est ici particulièrement indiqué, mais c’est dans ce

cas également que le traitement du diabète sera spécialement énergique ; l’insulinothérapie instituée antérieurement chez cet acidosique sera continuée et au besoin renforcée si l'examen des urines montrait des réactions d’acidose croissante. Parallèlement on augmentera éventuellement la ration hydro-carbonée, sérum glucosé en injection, en goutte à goutte, sirop de sucre per os si des signes Imquiétants se manifestalent : torpeur ou anxiété, augmentation de l’acétonurie, respiration bruyante, ainsi qu'au moment de la création du pneumothorax.

Il faudra toujours chez ces malades examiner attentivement le pouls, le cœur, la tension artérielle, et se tenir prêt à intervenir contre les accidents de collapsus cardiaque (ouabaïne). Aussi vaudra-t-1l mieux s'abstenir chez eux des médications vasodilatatrices, hypotensives, et des calmants, en particulier la morphine.

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