‹ Étude du traitement actuel des hémoptysies tuberculeusesChapitre 46 sur 49 · ROUE · texte numérisé non relu

ROUE

fois J. Paraf et Peney ont conclu de leurs observations cliniques et de leurs recherches biologiques que la chrysothérapie n’exerçait pas d’action hémoptoïsante et qu’elle n’était pas contre-indiquée chez des malades ayant eu des hémoptysies. Il semble néanmoins qu'une certaine prudence s'impose en modérant l'intensité du traitement aurique ; peutêtre même vaudrait-il mieux soumettre le malade pendant quelques semaines à une médication décongestive préalable. On pourrait ainsi employer chez ces tuberculeux lipéca, la digitale, qui pour Burnand serait un décongestif par excellence. -

La médication calcique, les eaux bicarbonatées de Pougues et de Saint-Galmuer, l’acide phosphorique qui loin d’être un déminéralisant intervient dans la fixation du calcium, la phytine, stimulant de l’hématopoïèse, l’huile de foie de morue, augmentant la richesse globulaire, les médications tanniques, également les extraits hépatiques seront d'excellents adjuvants de cette médication décongestive chez les tuberculeux hémoptoïques. |

Tous les médicaments ne peuvent être que les auxiliaires d’une cure hygiéno-diététique sévère aération et repos.

Du point de vue collapsothérapique, il n’y a rien de très particulier à signaler, peut-être vaudrait-il mieux s'abstenir d’insuflation d'emblée élevée qui pourrait par des tractions trop brutales favoriser des hémoptysies.

Enfin du point de vue climatique, cette question

Page 1