‹ Étude du traitement actuel des hémoptysies tuberculeusesChapitre 47 sur 49 · TOO · texte numérisé non relu

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du tempérament congestif du tubereuleux entre en ligne de compte. On a un peu exagéré les risques de La grande altitude chez les prédisposés aux hémorraoies ; il ne faut pas croire en effet que la montagne est mauvaise pour tout malade ayant présenté des hémoptysies. Elle est toutefois défavorable aux fibreux congestifs, aux sujets à tendance hémoptoïque manifeste, ayant des hémoptysies à répétition et à plus forte raison si ces hémoptoïques sont âgés ou présentent une insuflisance cardiaque quelconque. De même la sécheresse de l’air, une luminosité trop vive seraient dangereuses quand il s’agit de formes congestives hémoptoïques. À ce propos on devra se méfier de l’héliothérapie, même prudente et mitigée ; la mode des «bains de soleil» est l’auteur de bien des hémoptysies chez les tuberculeux fibreux qui se croyaient complètement ouéris, les irradiations ultra-violettes ne seront faites que très localement et prudemment. On saït également Île rôle de certains vents dans la production des hémoptysies ; les vents de mer, surtout les vents d’Atlantique étant en général les moins congestifs.

En fait, pour les congestifs hémoptoïques seraient plus indiqués les chmats neutres non excessifs qui peuvent convenir à toutes les catégories de tuberculeux, sans aucune contre-indication. Cambo et Pau par exemple conviennent tout particulièrement aux hémoptoïques et plus spécialement, à cause de leur action sédative, aux tuberculeux présentant ces hémoptysies vaso-motrices dont nous avons parlé.

Par contre, Grasse, Vence, avec leur prédominance de vents terrestres sont contre-indiqués (Bezançon).

Enfin un hémoptoïsant devra évidemment s’abstenire des cures hydro-minérales dont les eaux sont très riches en arsenic.

En terminant ce rapide exposé hygiéno-diététique, signalons que la suralimentation intensive paraît peu indiquée chez les prédisposés aux hémorragies. Au contraire, la cure d’aération et de repos leur est indispensable ; la reprise d’une activité même modérée, devra être progressive et très surveillée, elle ne sera autorisée que plusieurs mois après le dernier signe d’évolution de la lésion.

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