CONCLUSIONS
Le traitement des hémoptysies tuberculeuses a été précisé au cours des dernières années ; de toute cette étude, il se dégage que :
19 Parmi les médicaments, l’hypophyse demeure le produit de loin le plus actif et le plus constamment employé avec les meilleurs résultats. En dehors d'elle, retenons plus particulièrement le citrate de soude, le chlorure de calcium, l’ipéca-digitale, peutêtre un peu moins actif mais qu'on utilisera avec succès dans certaines formes d’hémoptysies tuberculeuses.
20 C’est surtout dans le domaine des moyens mécaniques que des innovations intéressantes et heureuses ont été mises en application. Nous ne voulons pas parler ici du pneumothorax, méthode classique et qui reste la thérapeutique héroïque des grandes hémoptysies ; nous voulons parler des injections sous-cutanées d’oxygène dont la pathogénie demande à être éclaircie et dont l’eflicacité est encore contestée.
La phrénicectomie, la thoracoplastie demeurent des méthodes d’exception ; les indications de cette
dernière surtout restant très limitées. Quant à la transfusion sanguine, sans mettre en doute sa valeur hémostatique, nous croyons que dans ces cas particuliers créés par les hémoptysies tuberculeuses, 1l faut l'utiliser avec beaucoup de discernement.
30 Enfin, en nous plaçant à un point de vue très objectif, nous avons essayé de déduire de la forme clinique anatomique de la tuberculose, des conditions spéciales créées par le terrain, le traitement rationnel d’une hémoptysie en cours. Malheureusement dans la pratique, on est bien souvent obligé, au lieu du traitement logique qui devrait être appliqué, de se contenter d’une thérapeutique purement symptomatique.
Vu :
Le Président de la thèse, LOEPER. Vu :
Le Doyen, ROUSSY.
Vu ET PERMIS D'IMPRIMER :
Le Recteur de l’Académie de Paris, Pour le Recteur, l’Inspecteur d’Acadénue,