EE EE
se jette d'ordinaire ».…... ; « il est classique de dire qué la lymphe des organes intra-péritonéaux s'écoule par un canal : le tronc intestinal ».
Il faut faire remarquer que ces deux phrases traduisent seulement la pensée de ceux qui ont précédé M. Rouvikre dans celte étude ; nous exposerons plus loin son opinion personnelle.
b) Point de confusion, au contraire, quand il s’agit du collecteur dans lequel se déverse le tronc intestinal ; tous les auteurs s'accordent pour considérer ce dernier comme un affluent’ direct ou indirect du canal thora-
cique.
Anatomie du tronc intestinal.
A. — Origine.
Il est bien difficile d’assigner exactement un lieu d’origine au tronc intestinal d’après les travaux classiques.
Les anciens analomistes considérant les vaisseaux lactés pourraient écrire comme CRUISKHANK : « Les lactés sous le mésentère passent d’une glande à l’autre jusqu’à ce qu’ils forment un plus gros tronc... » De toute évidence, il s’agit du tronc intestinal, celui-ci a donc, d'après Cruikshank, une origine mésentérique.
Sappey note l'existence d’un ou de plusieurs troncs efférents des « ganglions situés au-dessous et en arrière du pancréas, « parce qu’ils vont se jeter dans le canal thoracique ou la citerne de Pecquet ils semblent bien être les homologues du tronc intestinal ; celui-ci présen-
aure
terait, dans ce cas, une origine rétro-pancréatique basse.
Por et Cunéo admeltent que le tronc intestinal est constitué par les vaisseaux efférents supérieurs des amas ganglionnaires pré aorliques. Or les amas ganglionnaires les plus-élevés siègent, d’après ces auteurs, antour de l’origine du tronc cæliaque et de l’artère mésentérique supérieure.
B. — Trajets el rapports :
Un fait, d’abord, mérite d’être souligné : le tronc intestinal se comporte rarement comme un vaisseau unique.
CruIKSHANK écrit : « Quelquefois il y a deux troncs, d’autres fois un plus grand nombre ; ils se présentent ainsi à HaALLer car il dit que les vaisseaux lactés se réunissaient dans de gros troncs, qu’il n’y en avait chez le bouc qu’un et quelquefois chez l’homme et qu’il était rarement double, qu'il les avait vus fréquemment au nombre de quatre environ et même de sept à huit. Je les ai vus, chez un enfant, au nombre de trois à quatre »..….
SAPPEY Considère qu’à partir des ganglions rétro-pancréatiques les Iymphatiques « se rendent par deux, trois ou quatre troncs plus volumineux, rarement par un seul dans l’origine du canal (thoracique »…
Jossirow note cette multiplicité fréquente : « Souvent il y en a plusieurs ».
Poirier et CUNÉO constatent que les vaisseaux efférents supérieurs des ganglions pré-aortiques débouchent parfois isolément dans la citerne, Îl est vrai qu’ils ajoutent : « mais le plus souvent ils S’unissent en un tronc com-
Nes
mun (le tronc intestinal) ». D'ailleurs, on relève dans un autre chapitre : « C’est ainsi qu’il est fréquent de voir les vaisseaux efférents des ganglions pré-aortiques donner naissance à un tronc unique (le tronc lymphatique intestinal) ».
Il est curieux de remarquer que ce sont surtout les auteurs anciens qui ont décrit le trajet et les rapports principaux du tronc intestinal. Les auteurs modernes, qui dégagèrent pourtant sa véritable notion, ont porté tous leurs efforts sur l’étude de sa terminaison afin de schématiser le plus possible les origines du canal thoracique. La différence d’angle de recherche ne sépare pas seule les classiques et les modernes, les conclusions qu'ils apportent les opposent encore.
Jusqu'au xix® siècle, les anatomistes, insistant sur le ou les troncs des vaisseaux lactés rassemblés dès le mé-
sentère, leur ont reconnu deux rapports importants :
— les vaisseaux du pédicule mésentérique supérieur ;
— le flanc droit de l'aorte,
La preuve en est dans les écrits de HaLLer et de CRUIKSHANK que nous allons citer :
« Je les ai vus, au nombre de trois à quatre, accompagnant l'artère mésentérique... [ls vont avec l'artère mésentérique derrière le pancréas et la pre- ‘mière partie du duodénum au côlé droit » (HALLER).
Le tronc terminal des lactés « accompagne celui de la mésentérique supérieure au côte droit de l'aorte » (CRUISKSHANK).
Mant.N 2
Ab =
Les modernes, avec Jossrrow, BARTELS, POIRIER et Cunéo,admettent l’origine pré-aortique et la terminaison latéro-aortique gauche du tronc intestinal.