‹ Étude écologique de Locusta migratoria migratorioides Rch. et FrmChapitre 111 sur 146 · Diseussion · texte numérisé non relu

Diseussion

Le graphique (fig. 59) récapitule les variations d’effectif enregistrées d’une génération à une autre ; il met en évidence l’échec de la génération F, et l’accroissement très important du nombre des individus en F,, génération des pluies.

La comparaison des effectifs présents en août dans les plaines (4. 105) et septembre sur les toguérés (4. 10%), indique que la proportion des ailés F,, qui émigrérent est de l’ordre de 99%. Le nombre d'individus F, observés sur les toguérés est estimé 20 fois supérieur à celui des insectes F, qui s’installèrent dans les mêmes stations ; il a été noté (p. 149) que, peu de temps avant de disparaître des toguérés, les ailés F, comportaient un pourcentage important de femelles n’ayant pas encore pondu ; il s'ensuit que l’effecuf de F, est en réalité plus de 20 fois supérieur à celui des individus F, qui les ont engendrés.

Les ailés F, qui ont émigré hors de [a région de Doge se sont vraisemblable-

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ment multipliés dans des proportions semblables (a) ; les 4. 105— 4, 105 424. 105 individus F, originaires du carré de référence purent ainsi donner naissance en F, à plus de 4.105 x 20. — 8. 106 7 107 aïlés.

Ce nombre énorme équivaut approximativement à la présence d’une densité moyenne de 60 ailés aux 100 pas sur une superficie de 10.000 hectares ou encore de 6 ailés aux 100 pas sur 100.000 hectares.

Ces quelques remarques mettent en relief le rôle capital que les insectes . de la génération F, apparus hors de la zone d'inondation, peuvent jouer dans la pullulation de l’espèce. La réussite en 1950 de la génération F, dans les parties non inondables (toguérés et bordure sahélienne) peut être considérée comme l’une des causes primordiales des pullulations de 1951 (cf. pp. 200-201).

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