Cycle dans la région d’Ouro N’Dia
Les nombreuses captures d’ailés et de larves effectuées périodiquement par le dévoué Surveillant Mamadou Dem, ainsi que les trois tournées réalisées dans cette région ont permis de suivre avec assez de précision la succession des générations.
Les ailés de la génération F capturés le 5 janvier n’avaient pas encore pondu ; les larves de la génération suivante (F,) se développèrent en mars et avril, c’est-à-dire à la même époque qu’à Dogo. Dès la fin mai, 50 % des femelles F; avaient déjà déposé des œufs à Ouro N'Dia contre 7 % seulement à Dogo. La précocité des insectes d'Ouro N'Dia s’accentua au cours des générations suivantes ; c’est ainsi qu’en juin et juillet, les larves K, étaient déjà nombreuses ; le 27 juillet, la moitié des ailés F, avaient déjà pondu dans les plaines inondables, donnant une génération K, ;,, relativement plus importante qu’à Dogo.
Sur les toguérés, l'apparition des larves F, fut plus tardive qu’à Dogo ; comme les générations précédentes étaient au contraire plus précoces, il est permis de penser qu’une génération supplémentaire s’est produite à Ouro N'Dia ; F, eut F,,;4 pour parents et non F,. Le cycle s’est donc accompli en 4 générations.