‹ Étude écologique de Locusta migratoria migratorioides Rch. et FrmChapitre 113 sur 146 · Cycle dans la région de Tilembéya · texte numérisé non relu

Cycle dans la région de Tilembéya

Les dénominations adoptées (cf. p. 55) pour les générations observées dans la région de Dogo seront conservées. Ainsi, F représente, à Tilembéya comme à Dogo, les ailés qui ont pondu, à la décrue, des œufs F, ; de même, F, correspond à la génération apparue au moment des pluies.

C'est en octobre et novembre que se produisent à Tilembéya, la décrue et

(a) I’analogie entre les stations occupées par l’espèce en F, sur les toguérés proches de Dogo et en bordure de Farimaké et l'importance des densités de larves-et d'adultes observées dans cette dernière région nous fait présumer que le facteur 20, utilisé ici, est très inférieur à la réalité. La valeur de 10 aïlés ainsi obtenue doit être considérée comme un minimum,

le dépôt des œufs F, ; en décembre 1949, on rencontrait à la fois des vieilles femelles F en train de pondre et des larves F; de tous les stades ; les ailés F, ont fait leur apparition depuis la fin de décembre dans les stations les plus élevées et les mieux drainées, jusqu’à la mi-février. Ces ailés F, déposèrent leurs œufs dès les premières pluies de mai-juin ; nous ne savons pas si les ailés dela génération suivante F,, éclos en juillet-août, ont eu le temps de pondre des œufs F3; dans les plaines inondables avant l’arrivée des hautes eaux (la crue est maximum en septembre). Dans éette région où les toguérés sont de très faible étendue et totalement occupés par un village ou par une végétation atbustive plus ou moins dense, sans clairière à Graminées, les ailés F, ou F,3;, n'ont pas la faculté de s’installer dans ces lieux non inondables ni de déposer sur ceuxci une nouvelle génération. S'il y eut, à la latitude Tilembéyÿa, une génération F,, elle n’a pu se développer qu’en dehors de la zone d’inondation du Niger. Au début de décembre 1950, j'ai pu observer de très nombreux ailés F en pleine période de ponte, en des lieux récemment exondés sur la rive droite du Niger, en aval de Macina. Le cycle normal semble comprendre seulement deux générations à Tilembéya. Des pluies précoces permettent éventuellement le développement d’une génération F, ;, dans les plaines. A

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