‹ Étude écologique de Locusta migratoria migratorioides Rch. et FrmChapitre 139 sur 146 · TO CU AIRE D'HABITAT PERMANENT · texte numérisé non relu

TO CU AIRE D'HABITAT PERMANENT

JG.dC.T. nRE D'HABITAT TEMPORAIRE.

TO ANREND ON VASI ONE

F1G. 64, — Schéma récapitulant les étapes successives de la formation d’une invasion du Criquet migrateur africain dans son aire grégarigène sur le Niger.

risations ayant eu pour origine l’intromultiplication (à l'exclusion de l’extromultiplication) ne peuvent pas présenter une ampleur suffisante (effectifs trop faibles, nombre de foyers grégarigènes trop restreint) pour qu’une grégation soit susceptible de leur succéder. L’intromultiplication n’aboutirait donc pas à une invasion.

En raison de l’addensation, les grégarisations qui font suite à l’extromultiplication ont au contraire beaucoup plus de chances d’être généralisées sur un vaste territoire, ce qui est particulièrement favorable à la réussite de la postgerégarisation (rassemblement des essaims primitifs).

D'un autre point de vue, on peut dire que si l’intromultiplication permettait la formation d’une invasion sans l’intermédiaire d’une extromultiplication, la fréquence des invasions partant de la zone d'inondation du Niger serait infiniment plus grande qu’on ne le constate ; chaque année, en effet, une intromultiplication se produit, plus ou moins intense, pendant la saison des pluies ; l’extromultiplication est, par contre, exceptionnellement réalisée, ceci à la faveur de circonstances climatiques divergeant fortement des conditions nor-. males.

La postgrégarisation apparaît également comme une étape essentielle assurant l’amplification rapide de l’invasion.

À tout moment, une invasion en formation peut se trouver stoppée par l’échec d’une des étapes, même dans le cas où les conditions redeviennent très favorables aux étapes ultérieures.

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