‹ Étude écologique de Locusta migratoria migratorioides Rch. et FrmChapitre 17 sur 146 · DESCRIPTION SOMMAIRE DU TERRITOIRE DE L’AIRE GRÉGARIGÈNE · texte numérisé non relu

DESCRIPTION SOMMAIRE DU TERRITOIRE DE L’AIRE GRÉGARIGÈNE

Le centre de Surveillance de l’Aire grégarigène du Criquet migrateur sur le Niger étend son activité sur l’ensemble de la zone d'inondation du Niger, de Sansanding à Tombouctou (fig. 2). La zone d'inondation du Niger a fait l'objet d'excellentes descriptions générales (LEAN, ZoLorarEvsky) dont seront résumés ici, les seuls points essentiels. Cette surface d'environ trois millions. d'hectares se trouve recouverte par les eaux pendant plusieurs mois de l’année à l’exception d’un certain nombre d'îles temporaires (aux basses eaux, on ne peut plus parler d’iles car les plaines qui les entourent sont complètement exondées). Ces tertres non inondables situés à l’intérieur de la zone d'inondation sont désignés par les habitants sous le nom de « TOGUÉRÉS » ; ce terme sera fréquemment utilisé dans la suite.

La zone d'inondation du Niger se trouve à la limite des domaines sahélien et soudanien ; du Nord au Sud, on passe insensiblement de l’un à l’autre. Par leur végétation, les toguérés reflètent assez bien le secteur dans lequel ils- se trouvent, alors que la plaine inondable présente une homogénéité beaucoup plus grande, la répartition des plantes y étant déterminée beaucoup plus par la profondeur d’eau et la durée de submersion que par le climat local (cf. p. 37).

La progression de la crue dans le delta central nigérien est très lente. Un réseau complexe de marigots (bras parallèles au fleuve et bras transversaux) assure la pénétration et l'expansion des eaux dans les plaines et dans de nombreux lacs.

Le maximum de la crue est enregistré à Ségou quatre mois plus tôt qu’à Kabara près de Tombouctou. Le lac Débo joue un rôle régulateur très important en raison de l’immensité des plaines basses qui l’entourent. Ceci crée un décalage d'environ deux mois entre les maxima de crue à Mopti (octobre) et à Niafounké (décembre).

D'une année à l’autre, on constate des différences d'intensité dans les crues du Niger et du Bani, son affluent ; les variations des cotes maxima enregistrées chaque année en un point ne permettent pas de reconnaître l'importance

relative des crues : une crue forte est caractérisée par le maintien pendant une | 2

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longue période d’une cote voisine du maximum plutôt que par une valeur exceptionnellement élevée de cette cote maximum. A ce propos, M. PASQUIER (in li.) me signale l'intérêt que pourrait éventuellement présenter un indice tel que le produit : cote X durée. à

DRESSEE D'APRES LES CARTES DE RECONNAISSANCE AU 1/500000 DE L'AOF.NE.30.SW-D 30 NO-D30O SW.

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