‹ Étude écologique de Locusta migratoria migratorioides Rch. et FrmChapitre 19 sur 146 · KE MACINA · texte numérisé non relu

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FiG. 3. — La partie méridionale de la zone d'inondation du Niger : lieux de pullulation de L, m.

migratorioides en 1947 et en 1949.

« Dans la partie méridionale, en amont du lac Débo, la crue arrive pendant la

« saison des pluies, elle trouve la végétation du pays en pleine croissance... Le pays « étant très plat, la profondeur de la crue est le plus souvent peu importante et une

€ faible baisse du niveau de la crue provoque l’exondation précoce des terrains sur «une étendue relativement importante... grandes étendues de Vetiveria nigritana... « Echinochloa stagnina n’occupe qu'une seconde place.

« Dans le Nord de la zone d'inondation, la crue se produit plus tard que dans le « Sud et Veau envahit les régions sèches du Nord sahélien… Les bords de la zone d’inon- « dation sont suffisamment abrupts pour que soit impossible la formation de grandes « étendues de terrains inondés pendant un temps court... Peuplement très étendu « d’Echinochloa stagnina.… Vetiveria nigritana n’occupe que la seconde place. Etroite « bande de terrains de transition entre la zone d'inondation et le pays qu’elle traverse.

« Ainsi, la composition spécifique de la végétation herbacée de la plaine, dans la « partie méridionale de la zone d'inondation, a des affinités avec celle des prairies « et de la savane des régions voisines non atteintes par la crue, alors que la végétation « de la plaine dans sa partie septentrionale est bien distincte de celle de la région qui « Pensironne. »

Ces subdivisions mettent bien en évidence les différences profondes existant entre la région qui s’étend de Macina à Tilembéya ou Mopti d’une part et la région située au Nord du lac Débo d’autre part. La partie de la zone d'inondation située au voisinage du lac Débo présente par contre un certain nombre de particularités qui ne permettent pas de l'intégrer dans l’une ou l’autre des régions naturelles définies par Zororarevsky. L'originalité de cette contrée paraît suffisante pour motiver la création d’une troisième région naturelle caractérisée sommairement comme suit :

Dans la partie centrale de la zone d’inondation, à proximité des lacs Débo et Ouallado Débo, la crue commence au moment des dernières pluies, elle progresse lentement au milieu de plaines à déclivité très faible et régulière. La décrue est également très lente car les marigots, profonds et discontinus, n'assurent pas un drainage suffisant. Le lent asséchement du sol permet le développement et le maintien dé la végétation jusqu’à une époque très avancée de la saison sèche. De la faible déclivité des terrains, résulte un étalement des zones de végétation particulières à chaque étage (a) ; ainsi tous les degrés de transition entre Echinochloa slagnina et les plantes particulières au Sahel sont représentés par de grandes superficies (voir coupe AB, fig. 4 et 5).

(a) Dans la région Ouest du lac Débo, nous avons pu reconnaître une zonation de la végétation qui est approximativement ajustée au relief de la plaine. Les différents niveaux, soumis à des durées de subm'ersion fort inégales, sont caractérisés par une composition floristique particulière ; ils ont été désignés sous le nom d’ «étages », bien que ce terme n'ait pas rigoureusement ici la signification usuelle qu’on lui prête en phytosociologie : PAVILLARD (43). La classification et les caractéristiques des différents étages seront données pp. 38-46.

LOCUSTA M. MIGRATORIOIDES SUR LE NIGER EN 1950: re

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