‹ Étude écologique de Locusta migratoria migratorioides Rch. et FrmChapitre 20 sur 146 · II. — LA RÉGION SUD-OUEST DU LAC DÉBO · texte numérisé non relu

II. — LA RÉGION SUD-OUEST DU LAC DÉBO

A. — LE MILIEU NATUREL 1. — Étendue et relief de la région étudiée.

La partie de la zone d'inondation où furent poursuivies des recherches continues pendant près d’un an, peut être délimitée par les villages suivants : Youvarou, Kouroubaka, Farayéni, Tama, Baré, Ouro N’Dia, Tomara, Dégué, Laougna, Banguita (fig. 4 et 16).

La limite Nord de la zone d'inondation est marquée par une ligne presque continue de dunes, hautes d’une dizaine de mètres. À mi-distance entre cette bordure sahélienne (Farimaké) et les lacs Débo et Ouallado Débo, se trouve une série de toguérés de forme très allongée (anciens cordons dunaires) et orientés, les uns Est/Ouest, les autres Sud-Est/Nord-Ouest (fig. 4). Ces toguérés présentent un aspect analogue à celui du Sahel, mais les anciennes dunes qui les constituent sont généralement moins élevées. La surface globale occupée par les toguérés représente près du dixième de l'étendue des plaines inondables avoisinantes. La déclivité des plaines situées à l'Ouest de la zone des toguérés est extrêmement faible ; à l'exception des mares, les points les plus bas de ces plaines sont rarement recouverts de plus de deux mêtres d’eau par les plus fortes crues. Entre la zone des toguérés et le lac Ouallado Débo, la plaine d’inondation présente une pente plus forte, qui peut d’ailleurs être plus ou moins masquée par l'existence de paliers successifs ; chaque palier — ou étage — étant caractérisé par des associations végétales particulières (cf. p.37,et fig.5).

Cet aspect général des plaines est perturbé par quelques accidents du relief : en bordure des toguérés ou à faible distance de ceux-ci on rencontre fréquemment une zone de dépressions où s'accumulent, dès les premières tornades, les eaux de ruissellement. Les plaines elles-mêmes sont parsemées de mares temporaires dont le fond est à un ou deux mètres au-dessous du niveau des terres environnantes, parfois davantage. Les mares sont plus ou moins distinctement reliées entre elles et au lac Ouallado Débo par un réseau de marigots généralement peu profonds, dont les berges, un peu surélevées par rapport à la plaine voisine, s’abaissent en pente douce de chaque côté, le tout étant généralement occupé par une végétation très dense. Les marigots principaux qui, comme le Diaka, transportent une partie importante des eaux du Niger, ont un profil tout à fait différent : bien qu’elles soient élevées d’un ou plusieurs mètres au-dessus du niveau de la plaine environnante, les berges de ces . marigots se raccordent en pente douce avec celle-ci ; par contre, le lit de ces marigots est profondément encaissé entre des rives abruptes. :

L'originalité du relief de la région de Dogo réside dans la présence de l'immense cuvette mal drainée et constituée par plusieurs étages de plaines hautes, basses et moyennes autour du Ouallado. Les autres parties de la zone d'inondation qui furent visitées (région de Diafarabé par exemple) sont formées, également de plaines basses et hautes, mais les niveaux intermédiaires manquent

LEGENDE

TOGUERE Y MARE — MARIGOT

RPISTE

VOIR FIGURE a—8| DONNANT LE PROFIL DE LA PLAINE

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