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Déeades CE Mois se 1949 Eu 1950 - ne F1G. 10. — Comparaison des températures minima et maxima (moyennes par décade) enregistrées à Dogo et à Tilembéya de mai 1949 à décembre 1950.
B) Maxima.
La courbe des températures maxima de Dogo présente deux sommets : le plus élevé s’étale de mai à mi-juin, période pendant laquelle les maxima Journaliers sont presque toujours supérieurs à 400 C. Les premières grandes pluies (juillet) entraînent un abaissement brusque des maxima, dont les plus bas sont enregistrés mi-août (maximum des pluies), Les maxima s'élèvent ensuite, passent par un second maximum en octobre, c’est-à-dire à une époque de transition entre la fin des pluies et l’arrivée des eaux de crue, époque durant laquelle les plaines s’assèchent temporairement. Au moment des hautes eaux, les températures maxima s’abaissent : le refroidissement hivernal normal est accentué pendant le jour par les brumes matinales et l'évaporation intense qui règnent
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sur les vastes espaces inondés. Les maxima moyens les plus bas (26-270 C.) sont atteints en janvier, début février.
La comparaison de la courbe de Dogo avec celle de Tilembéya pour 1949 montre d’une part la chute plus précoce des maxima de Tilembéya, localité où les pluies débutent plus tôt, d'autre part l’absence d’un second sommet sur la courbe de Tilembéya (l’inondation des plaines par l’eau de crue étant à peu près complète dès la fin des pluies). Lorsque la décrue est effective à Tilembéya (fin novembre), les maxima, tout en décroissant, nr supérieurs de 1 à 20 G. à ceux de Dogo où la crue est à son apogée.
La comparaison des courbes 1949 et 1950 à Dogo révèle une étroite relation entre les quantités d’eau tombées et les maxima enregistrés. En 1950, les précipitations, deux fois plus élevées que l’année précédente, sont accompagnées d’un abaissement plus prononcé des maxima (ceux-ci tombent à 30,50 C. contre 32,50 C. en 1949), d’une remontée beaucoup plus lente de ceux-ci en octobre (349 C. contre 360 C. en 1949) (les pluies exceptionnelles avaient provoqué l’inondation partielle de la plaine avant l’arrivée de S crue).
7) Amplitude.
L'amplitude des températures moyennes par décade (différence entre maximum et minimum moyen par décade) est maximum à Dogo pendant la saison sèche où elle atteint 19 à 230 C. Elle s’abaisse rapidement avec l’arrivée. des pluies, passe par un premier minimum voisin du 100 C, s'accroît jusqu’à 15° C. (second maximum) pendant la période qui sépare la fin des pluies et la crue, pour diminuer brusquement au moment des hautes eaux (8,59 C., second minimum). L'action respective des pluies et des immenses nappes d’eau sur les températures s'exerce très différemment bien que les premières diminuent presque autant l’amplitude que les secondes : celles-ci retardent la chute hivernale des minima sans influencer les maxima, tandis que celles-là abaissent les maxima sans modifier les minima. A Tilembéya, la crue et les pluies survenant à la même époque, l’amplitude passe par un seul palier minimum qui se situe de juillet à octobre.
9) Extrêmes.
Les températures extrêmes observées à Dogo sont, pour le minimum absolu, 8,50 C. le 8 février 1950 et, pour le maximum absolu, 43,50 C. température enregistrée plusieurs fois en mai 1949, ainsi qu’en mai et juin 1950. Pendant la même période, on notait à Ticnbéya le minimum le plus bas suivant : 40 C. les 7 et 14 janvier 1950 et le plus fort maximum suivant : 43,90 C. le 9 avril