C. — REMARQUES SUR LE CYCLE DE LOCUSTA A DOGO
La succession des générations en fonction des lieux où évoluèrent leurs larves peut être schématisée comme suit :
AS , Generations se developpant:
dans lès dans les plaines inondables parties non inondables F Z F4
ES
* (F3 sa)
Comme on le voit, F,;;, est en réalité une troisième génération et F, se compose d’une majorité d'individus de troisième génération (les descendants de F,) et d’une minorité négligeable d'individus de quatrième génération (les descendants de K, 4).
Ces résultats ont été établis d’après les observations faites en 1950, année dont les particularités aux points de vue de la pluviométrie et de la crue sont exposées plus haut (cf. p. 30). Etant donnée la grande amplitude de variation
de ces phénomènes d’une année à l’autre, il serait inexact de prétendre que la succession des générations ainsi décrite soit immuable ; tout au contraire, un certain nombre de faits autorisent à penser que l’année 1950 fut exceptionnelle quant à l’évolution de Locusta migraloria dans la région de Dogo. C’est ainsi que l’attention ne semble pas avoir été attirée auparavant par l’existence d’une génération sur les toguérés (F,).
De plus, c’est au cours de l’année 1950 que se prépara la plus forte pullulation du Criquet migrateur africain enregistrée depuis l'invasion qui débuta en 1928 : en effet, de décembre 1950 à mai 1951, le Service de Surveillance dénombra et anéantit plusieurs milliers de bandes de larves congregans apparues entre Macina et Banguita (cf. pp. 200-201).
60 G. REMAUDIÈRE