Facteurs susceptibles de modifier les densités
Les facteurs de variation de la densité sont, d’une part, tous ceux qui affectent le nombre des individus (ils sont l’objet des précédents paragraphes) ; ce sont d'autre part, tous les facteurs susceptibles de modifier soit la superficie des stations fréquentées par l'espèce, soit la répartition des insectes sur ces stations,
Le retrait des eaux est un facteur de dispersion des Locusta : les surfaces favorables s’accroissant, il est normal que les densités diminuent. Cependant il a été constaté que les densités sont toujours les plus fortes dans la zone humide faisant transition entre la partie imnondée et les terrains secs. Il y a dispersion dans les espaces secs et apparition d'individus dans les lieux humides émergeant depuis peu.
Lä densité des insectes occupant les terrains humides est fonction de
l'étendue de ces terrains. La superficie de ces derniers dépend étroitement des-facteurs climatiques ; elle est d'autant, plus restreinte que la température est plus élevée et l'humidité relative plus faible.
De janvier à avril, l’humidité relative moyenne mensuelle passe de 48 % à 28 % et la température de 20 à 290 C. En conséquence, lorsque la décrue se produit, tardivement, les parties humides s’assèchent plus vite, les surfaces qu’elles occupent s’en trouvent réduites. Il en peut résulter une augmentation des densités par concentration des adultes. La température intervenant d'autre part sur la fréquence des pontes, la densité des oothèques subit l’effet cumulé de ces deux facteurs.
Ces faits permettent de comprendre certaines des raisons pour lesquelles les bandes primitives ne sont apparues qu’après une décrue tardive (cf. p16); bien que paraissant nécessaire, la décrue tardive n’est cependant pas une condition suffisante pour déterminer l'apparition des bandes.
76 G. REMAUDIÈRE