Facteurs de destruction des œufs
a) PARASITES.
Deux espèces de Scelionidae (Hyménoptères Proctotrypides) ont été obtenues à partir des oothèques récoltées en février. M. FERRIÈRE qui eut l’obligeance de se charger de leur étude reconnut qu'il s'agissait de deux espèces nouvelles
(a) L'âge moyen des larves récoltées dans chaque station a permis d'estimer l’époque approximative à laquelle eurent lieu les éclosions.
(b) L’appartenance de cette larve à la génération K, ne peut être mise en doute : la date d’éclosion d’une larve trouvée au stade IV le 27 mai ne peut être postérieure au début de ce même mois ; la ponte dont cette larve est issue n’a pu être déposée qu’en avril, soit trois semaines au moins avant la maturation des premiers imagos F; (cf. p. 110).
et les décrivit récemment (12) sous les noms de Scelio sudanensis FERRIÈRE et Scelio remaudierei FERRIÈRE.
Quatre oothèques sur une trentaine récoltées en février hébergeaient les Hyménoptères, soit à peine plus de 10 %. Presque tous les œufs d’une oothèque parasitée contenaient un Scelio. Parmi les quatre oothèques, une était parasitée par S. remaudierei, les autres par S. sudanensis. Cette dernière espèce fut seule retrouvée en 1951 par M. MEezzapri ; M. WiNTREBERT l’obtint en outre de plusieurs oothèques de Nomadacris seplemfasciata SERY.
Au moment de la récolte, les larves de Scelio occupaient déjà tout le volume des œufs de Locusta ; la nymphose se produisit de la fin février à la mi-mars ; les imagos apparurent entre le 6 et le 29 mars, c’est-à-dire en même temps que les larves de Locusta issues d’oothèques saines.
b) PRÉDATEURS.
Deux larves de Coléoptères qui ne purent être déterminées ont été recueillies
à l’intérieur d’oothèques de Locusta. L'une d'elles s’attaquait à des œufs hébergeant déjà un Scélionide.