NOMBRE D'INDIVIDUS
à STADES ::.STADES Re Re Et ee PAU MI EMEA AUTTES ID M MSI Ailes F1G. 27. — Distribution de fréquence des larves F, des différents stades récoltées
dans les trois principales stations surveillées.
rapport aux mâles a déjà été signalé par plusieurs auteurs chez Locusla migraloria (73) (77).
On remarquera en outre que les larves de Banguita sont un peu plus âgées que celles des autres stations, ce fait est certainement en rapport avec la situation élevée de cette station qui était apte à recevoir des pontes dès le mois de janvier.
On notera enfin l’importance numérique des mâles qui représentent 64 % des individus récoltés. Cette valeur diffère significativement de 50 %.
Il y a en effet 108 © pour 62 à ; siles sexes avaient été également répartis, on aurait dû avoir pour un même effectif de 170 individus : 85 4 et 85 ©.
Le critère de x? donne :
88 G. REMAUDIÈRE
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pour y = 1 et y? — 6,32 on a P # 0,01. La différence entre 64 JS ret1500/test donc hautement significative.
La distribution des stations de larves s’est Éouvés profondément perturbée dès l’apparition des premiers feux de brousse.
Le 7 avril, un feu allumé dans le Bourgou s’échappa de cette zone de végétation et arriva jusqu’au voisinage de Banguita, anéantissant la station de larves découverte quelques jours plus tôt. Le 9 avril, la station du Bamba du Petit Kokona fut détruite de la même: façon.
Le 16 avril, aucun individu n’a été observé dans la station incendiée de Banguita, et la prospection effectuée en bordure de la limite atteinte par le feu est demeurée vaine. L’extermination des larves semble avoir été complète. Seuls, les rares individus parvenus à l’état adulte ont eu quelques chances d’échapper à la destruction. ;
La station du Bamba du Petit Kokona a été visitée le lendemain de l’incendie ; la ceinture de végétation bordant la mare était calcinée ; au-dessus de l’eau, les feuilles de Rhynchospora se dressaient, carbonisées, attestant la violence du feu. Un espace de plusieurs ares, au bord Sud de la mare, avait été épargné et contenait encore une végétation verte d’Eragrostis gangelica et Veliveria nigritana ; deux larves seulement y furent trouvées (une larve du st. IT et une du st. IV). Le 23 avril, un ailé a été vu dans une même station sur une touffe de Veliveria au-dessus de l’eau.
En fin avril et au début de mai, lesstations non détruites par les feux de brousse (Petit Kokona, Siladié.….) n’hébergeaient plus que des densités extrêmement faibles de te la raréfaction des larves n’était pas COADAORSE par l’ap- . parition d’ailés. À la même époque aucune nouvelle station n’a été découverte ; les plaines situées entre le toguéré de Dogo et ceux de Sarédina, Ouroundé 4 Tama furent fréquemment visitées mais chaque fois en vain. bas végétation était dans un état de dessiccation avancé, mais les feux de brousse n'étaient pas encore passés ; de même, entre les toguérés de Dogo et de Sabouniaka d’une part, et la limite de la Et à Echinochloa stagnina d’autre part, il n’a pas été enregistré de feux de brousse importants avant le 13 mai.
C’est seulement le 11 mai que fut découverte la station la plus importante, tant par son étendue que par les densités qui y existaient. Située à 6 km. à l'Est de Dogo (phot. 21 et fig. 30), dans la partie basse (sous-étage à Oryza)
de-l’étage à Eragrostis (cf. p. 39), cette station hébergeait des larves des stades IT à V et de nombreux adultes jeunes. L’éclosion de ces individus avait vraisemblablement eu lieu en avril. Les larves ont été observées principalement parmi les tiges sèches et couchées de Riz sauvage sur lesquelles se développaient de courtes repousses ; d’autres se trouvaient dans une végétation dense de tiges enchevêtrées d’Echinochloa pyramidalis. La station fut détruite par le grand incendie des 22-23 mai (à ce moment il n’y subsistait plus qu’un pourcentage infime de larves).
Les dernières larves appartenant à la génération F, ont été observées le 27 mai dans un îlot de végétation respecté par le feu de brousse mentionné ci-dessus. Cet îlot était situé à l'Est du toguéré de Sabouniaka, dans l’enclave de l'étage à Vetiveria située en bordure de l’étage à Echinochloa stagnina.
Aucune larve n’a été rencontrée dans l'étage à Echinochloa slagnina, soit avant, soit après le passage du feu.
Il ressort de l’ensemble de ces observations que l’échelonnement dans le temps et dans l’espace (en rapport avec la décrue) des pontes des adultes F a déterminé un décalage important dans l’âge moyen des larves qui peuplaient au même instant les différentes stations. La cause primaire de ce décalage réside dans le relief de la plaine : les parties les plus élevées voisines de Banguita hébergeaient des individus dont le développement était én avance de plus d’un mois sur celui des insectes qui occupaient les parties basses et proches de l’étage à E. slagnina dans la plaine Est de Dogo.