‹ Étude écologique de Locusta migratoria migratorioides Rch. et FrmChapitre 51 sur 146 · LA · texte numérisé non relu

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86 G. REMAUDIÈRE

partie relativement élevée de la plaine à Eragrostis gangetica, elle s’est trouvée exondée précocement et les pontes y furent vraisemblablement plus denses qu'ailleurs.

La plupart des autres stations de larvesrencontrées en avrilétaient localisées en bordure de mares (mares Bamba du Petit Kokona, Siladié, Bamba Siladié

et Petit Kokona). La végétation de celles-ci (cf. p. 42) est toujours dense et.

partiellement couchée, ce qui rend fort difficile une évaluation correcte des densités. Les chiffres suivants ont été relevés :

Bamba du Petit Kokona. . . . . . . . . . . 10 à 100 larves par are. (larves des st. Na ;

SHARE ru PS CR OS AC RE eee dal) »

(larves des st. LII-V et jeunes adultes très rares)

Bamba Siladié . . es Re UP RENE 0 nl O) »

(larves des st. ITI- v)

Petit Kokona- V4" AE ER RAS PRE PE NL US »

(larves des st. LIT et IV):

Les. densités les plus fortes ont toujours été observées dans les espaces où la végétation était la moins haute et la moins dense, ainsi que sur les plantes couchées. Les densités relativement élevées (1 larve au m?) notées à la station du Bamba du Petit Kokona ne s’étendaient pas sur des surfaces supérieures à quelques dizaines de m2,

Un troisième type de station a été observé à la même époque à 3 km. à l'Est de Dogo, dans l’étage à Vetiveria nigrilana : les larves peuplaient des plages vertes de Cynodon dactylon très dense, haut de 15 4.25 cm. et couvrant totalement le sol. Ces plages, dont la superficie varie de quelques m? à quelques dizaines de m?, constituent des « clairières » au milieu d’une végétation formée d’Eragrostis gangelica dense, atteignant 1 m. de haut et d'énormes touffes de Veliveria nigrilana dépassant 2 m. Les espaces à Cynodon hébergent, en dehors de quelques larves de Locusta, de nombreuses larves appartenant à d’autres espèces d’Acridiens : Mesopsis lalicornis Krauss, Acrida lurrila L., Aiolopus sp. Des larves de Mesopsis se rencontraient également dans l’EÆr role mais $ aucun Locusla n y a été observé.

Aucune larve de Locusla n’a été trouvée dans la station où une vingtaine d’oothèques avaient été déterrées en février, près du marigot de Sarédina {cf. P- 72). Seule, une importante mortalité des œufs ou des larves des premiers stades est susceptible d'expliquer cette absence, car il serait invraisemblable de ne pas admettre qu’un nombre appréciable d’oothèques ait échappé à la prospection de février. L'hypothèse selon laquelle les œufs F, seraient demeurés vivants

jusqu’à l'apparition des pluies pourrait aussi expliquer cette absence de larves :

elle sera discutée p. 117.

La présence de larves des derniers stades trouvées isolées en des points de la plaine fort éloignés les uns des autres, pourrait être interprétée de même, par une importante mortalité des œufs cu des jeunes larves. Cependant, il convient de ne pas sous-estimer, d’une part le nombre des larves qui échappent

aux prospections les plus méticuleuses dans les espaces à végétation dense, d'autre part les possibilités de dispersion des individus depuis leur sortie de l’oothèque.

Les populations des stations visitées entre le 5 et le 9 avril comportaient des individus appartenant aux stades II à V avec prédominance des larvés des stades IV et V chez les mâles et des stades III et IV chez les femelles ainsi que le montre le graphique (fig. 27). Le retard de développement des femelles par

NOMBRE =77 BANGUITA 5 IY 50 D'INDIVIDUS BAMBA DU PT. KOKONA 7ET8 I7 50 2 ISILAQIE ET. BAMBA SILADIE 9'IV 50"

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