NOMBRE D'AÎLES . POUR
ÿ 100 PAS
l'OMS ANSE 78 LEO
Fra. 31. — Distribution de fréquence des nombres d’ailés observés par 100 pas et distribution des fréquences théoriques d’une série de Poisson de mêmes effectif et moyenne.
Sur les 8 classes prises au départ, les 3 dernières ont dû être regroupées en une, leur fréquence respective étant trop faible ; il reste donc 6 classes. L'effectif et la moyenne ayant été utilisés dans le calcul des fréquences (colonne 4), il reste y — 6 — 2 — 4 degrés de liberté. Pour y = 4, à P — 0,05 on a = 9,49 etia P=10 OI; x? = 13,28. On en conclut que la valeur de x? obtenue ici prouve que la série observée s’écarte significativement d’une série de Poisson.
Le calcul a été refait en prenant 25 pas au lieu de 100 afin d’avoir, dans chaque classe, des fréquences plus élevées.
Nbre d’ailés Fréquences Fréquences Différence Calcul aux 25 pas observées Cr calculées de (1) (2) (3) - (2)-(3) SERA à 0 75 69,890 + 5,110 0,3736 1 26 30,411 — 4,411 0,6488 2 4 : 6,617 — 2,617 1,0347 3 1 0,960 4. à 03 0,104 »; 1,073 + 1,927 3,4620 5 2 0,009 PS | N — 108 107,991 + 7,037 5,5191 F n — 47individus: — 7,028
y = 4—2 — ? degrés de liberté. Pour y? — 6,08 on a P — 0,05 et pour x =D0ona P = 0,08 ; donc y? — 5,52 correspond à une probabilité d'identité P voisine de 0, 065, en conséquence la divergence constatée entre la série observée et une série de Poisson est presque significative. |
La valeur relativement forte de y? dans le cas d’intervalles de 100 pas provient des fréquences élevées qui caractérisent les classes extrêmes (lorsqu'on les compare à celles d’une série de Poisson). Le choix d’un intervalle plus étroit a pour effet d’atténuer l’excès des fréquences observées dans la classe zéro, tandis que les fréquences des classes les plus fortes gardent leur importance.
En résumé, l'étude statistique tend à montrer que la série observée n’est pas celle qu’on aurait dû constater si la situation de chaque insecte était indépendante ; en particulier, l'existence çà et là, de 3 ou 5 insectes aux 25 pas est difficilement compatible avec l'hypothèse de l'indépendance ; il ne faudrait pas cependant conclure à l'existence d’une interattraction : d’autres facteurs sont susceptibles d'expliquer les « groupements » mentionnés ci-dessus ; si uniforme qu’il paraisse, le milieu présente toujours une certaine hétérogénéité et, sur un parcours de 2.700 pas, il existe fatalement des variations locales de sol, de végétation, de microclimat.
En dehors de cette station d'adultes bien caractérisée, la plaine Est de Dogo hébergeait, çà et là, une population d’ailés fort peu dense (rarement supérieure à 1 aux 1.000 pas). Au Sud et à l'Ouest de Dogo, ainsi d’ailleurs que dans les parties non incendiées de la région Sud-Ouest de Banguita, les densités sont pratiquement nulles : il n’était pas rare de marcher pendant 6 heures consécutives sans observer un seul Criquet migrateur.
c) MODIFICATIONS PROVOQUÉES PAR LES FEUX DE BROUSSE.
Les particularités du comportement des ailés devant les feux de brousse ont pu être étudiées à l’occasion du grand incendie de la plaine Est de Dogo qui fut allumé le 22 mai et se poursuivit le 23 sans ralentissement pendant la nuit ; plusieurs milliers d’hectares de végétation furent calcinés.
Le 22, à 13 heures, le front de l’incendie progressait vers le marigot de Sarédina (complètement asséché à cette époque), à la vitesse de 1 à 10 mètres par minute avec des flammes s’élevant jusqu’à plusieurs mètres au-dessus de la végétation (phot. 23). Le contraste existant entre la physionomie du lit du marigot (thérophytes courts et épars laissant entre eux des plages dénudées)
DISTRIBUTION .DE LM.MIGRATORIOIDES DANS LA REGION DE DOGO GENERATION F4 (FIN MAI 1950)