‹ Étude écologique de Locusta migratoria migratorioides Rch. et FrmChapitre 62 sur 146 · PTT ETAT PTT PTIT PET TITI TI TT PRIT TT T · texte numérisé non relu

PTT ETAT PTT PTIT PET TITI TI TT PRIT TT T

Fi&. 33 (en haut). — Comportement des aïlés devant le feu (cf. p. 101).

Fi: 34 (en bas). — Trajectoires classiques de Merops nubicus capturant un Acridien en vol.

106 G. REMAUDIÈRE

dans la station située à 6 km. Est de Dogo ; aucun d’entre eux n’a été retrouvé au cours des récoltes ultérieures.

Le 26 mai, 54 ailés capturés en bordure de la partie incendiée au Nord-Est du toguéré de Sabouniaka, ont été libérés après marquage, dans une parcelle non brûlée, de 1 hectare environ. Cette station hébergeait auparavant une densité de 1 à 2 ailés aux 100 pas, ce qui correspond, pour l’ensemble de la parcelle, à une population apparente de 13 à 26 individus. Le 28 mai, soit 2 jours après le lâcher des 54 ailés, la densité des insectes était à nouveau de l’ordre de 2 ailés aux 100 pas. Les captures faites à cette date dans la même parcelle ont donné :

4 individus marqués + 7 individus non marqués.

Si l’on admet qu'aucun individu n’a disparu (aucun individu marqué n’était présent parmi les 29 ailés capturés dans les parcelles non brûlées distantes de 0, 5 à 1 km. de celle où avaient été lâchés les insectes marqués), on peut évaluer l’effectif de la population originelle à :

A ee D le idne

L’estimation de la population de la parcelle par comptage des insectes vus aux 100 pas est donc 3,6 à 7,3 fois plus faible que celle obtenue par la méthode du marquage. Le critère du y? va permettre d'étudier la signification de cette discordance :

Pour une densité initiale de 1 aux Pour une densité initiale de 2 aux 100 pas : ; 100 pas :

n m Totaux n in Totaux Comptage 13 54 67 'omptage 26 54 80 (17,2) (49,8) (29) (51) Marquage 7 4 11 Marquage 7 . 4 11 OS) FE 2) | (4) (7) Totaux 20 58 78 Totaux 33 58 91 L=RO,82 #2 = 4,08

(n : individus non marqués ; m : individus marqués ; comptage : l’estimation de n est faite par comptage des ailés aux 100 pas ; marquage : nombre d'individus pris après le lîcher d’insectes marqués).

Pour P = 0,01 on a y? = 6,64 et pour P — 0,05 on a y? — 3,84. On const tate donc que les résultats obtenus par les deux modes d’estimation diffèrensignificativement. Il convient cependant de faire des réserves à cette conclusion, car nous somines ici à la limite des conditions d'application du test de »?, l’une des classes renfermant seulement 4 individus.

Le résultat de la méthode des marquages semble bien infirmer celui de la méthode des décomptes aux 100 pas, cependant, les chiffres trop faibles d’insectes capturés ne permettent pas d’en obtenir la preuve rigoureuse.

Il a été montré précédemment qu’à cette époque de l’année, les ailés abandonnent difficilement la végétation dans laquelle ils se dissimulent. Tout ceci met en évidence combien. sont critiquables les chiffres de densités obtenus par les méthodes d'observation directe.

rs

bé.

e) SITUATION EN JUIN ET JUILLET.

Dès le mois de juin, les ailés KF, sont devenus à peu près introuvables :

: il est pratiquement impossible de donner des chiffres de densité et d’avoir une

idée d’ensemble sur le nombre des insectes, tant est grande la discontinuité

. de leur répartition (la capture d’une vingtaine d’ailés, faite le 12 Juin dans la

région de la mare Hayré, exigea de nombreuses heures de prospection).

La diminution générale du nombre des individus, constatée en mai et juin, n’est d’ailleurs pas incompatible avec l'hypothèse d’un apport extérieur (hypothèse qu'il fallut formuler pour rendre compte des différences morphologiques existant entre les ailés recueillis en mai et ceux trouvés en juin) ; l’apport d'insectes étrangers à la faune locale n'implique pas nécessairement un accroissement des effectifs : il suffit en effet que l’apport ait été insuffisant pour compenser la disparition (par mortalité ou autre cause) des individus autochtones. |

La raréfaction des ailés F, est corroborée ‘par le fait qu’un seul individu, apparemment non marqué, a été vu le 22 juin lorsque le feu a été mis à la parcelle où avaient été libérés 54 ailés après marquage, le 26 mai.

En juillet, on rencontrait encore des adultes F,, mais en raison de l’apparition des ailés F,, les plus précoces, la reconnaissance des premiers n’a pu se

. faire que sur les insectes capturés. Ainsi une femelle a été prise le 22 juillet

près de la mare Gouro ; 2 femelles et 2 mâles le 24 à 4 km. à l’Est de Dogo au milieu d’un grand espace totalement incendié, dans une végétation d’Eragrostis gangetica en touftes de 20 cm. de haut, ne recouvrant pas encore complètement le sol.

Un dernier individu F, a été récolté le 6 septembre ; sa couleur noire, ses élytres déchiquetés à l’apex et sa taille très faible (C — 5,5 mm., F = 19 Mme permettent d'affirmer son appartenance à la génération F..

Aucun des ailés marqués n’a été retrouvé au cours des mois suivants.

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