‹ Étude écologique de Locusta migratoria migratorioides Rch. et FrmChapitre 66 sur 146 · VI · texte numérisé non relu

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(a) Voir note (a) page 68.

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En juin, la majeure partie des femelles avait déjà pondu au moins une fois.

Sans lés faibles précipitations survenues chaque jour, du 23 au 29 maiet du

6 au 9 juin, l’oviposition n'aurait vraisemblablement pu se produire.

Il est difficile de situer dans le temps, la fin de la période de ponte. Au début de juillet les ailés F, étaient presque introuvables, cependant quelques uns ont encore été capturés le 24 juillet, en mélange avec de jeunes ailés de la génération suivante (F,), dont certains avaient déjà pondu des œufs Fo»; (Sur les 26 femelles récoltées le 24 juillet : 6 devaient appartenir à Fj, et avaient pondu $ 20 faisaient sûrement partie de F,, ? d’entre elles avaient pondu). Il s’est donc produit un recouvrement des générations, les derniers adultes F, déposant

leurs œufs en même temps et dans les mêmes lieux que les premiers adultes F 2°

b) FRÉQUENCE DES PONTES.

La fécondité des femelles en élevage (les insectes placés sous abri se trouvaient à la température de l’air ambiant) fut très élevée en mai et juin ; trois femelles ont déposé respectivement :

11 oothèques du 13 V au 22 VI soit une ponte tous les 4 jours À » ee LES 20) VOS O2 VE | DONC TD) » DORE) D) 5 » SOA EN AU ELA NE) DÉMOS 0 VU)

Le temps séparant deux pontes consécutives est passé de 2-5 jours pendant la première quinzaine de mai, à 3-5 jours pendant la seconde moitié de mai et à 5-7 jours pendant la première quinzaine de juin. (Chiffres obtenus à partir de 62 pontes déposées par 9 femelles).

Le nombre moyen d’oothèques déposées par les femelles K,, en élevage, est voisin de 7.

Dans la nature, la fécondité a probablement été plus faible car, si les températures y étaient comparables à celles des élevages, l'humidité du sol, et celle de l'atmosphère y étaient inférieures. Depuis la décrue, l’asséchement du sol s’est poursuivi jusqu'aux premières pluies. Les précipitations enregistrées à Dogo en mai, juin et juillet se répartissent comme suit :

à 2 I SNISEÉ SRE OR Juin Juillet Re. NE UE a LEVr0 am: 2 VI traces 5 VII traces traces 6 traces 6 traces 12 traces 7 1,2 mm. 8 4,0 mm.

23 0,2 8 traces 9 21,0 24 traces 9 1,4 14 0,3 25 1,2 17 traces 15 0,1 27 traces 21 1,0 16 95,0 28 0,6 23 1,0 21 29,5 29 26 66,0

Les précipitations enregistrées en mai et juin sont toutes inférieures à 2 mm. : l'humidification du so] qui en résulte est très fugace en raison de l’évaporation (l'humidité relative de l'atmosphère est inférieure à 45 % et l'effet de la pluie n’est plus visible 24 heures plus tard). Comme l’oviposition n’est pas

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possible dans un sol trop sec (en élevage sur sable trop sec, les femelles prêtes à pondre forent des trous mais n’y déposent pas leurs œufs), on peut présumer que les dates auxquelles l’oviposition a pu se produire dans la nature correspondent, à un jour près, à celles des pluies. |

En dehors de la pluie du 1% mai, qui s’est produite avant la maturité des femelles, il convient de considérer comme jours favorables à l’oviposition, toutes les dates de pluies comprises entre le 12 mai et le 8 Juillet. Les journées au cours desquelles seulement des traces de pluie non mesurables ont été enregistrées méritent d’être retenues au même titre que les jours à pluies mesurables, car quelques gouttes d’eau tombées à l'emplacement de la station météorologique correspondent bien souvent à une précipitation plus importante (de l’ordre de 1 ou 2? mm.) sur des lieux distants de quelques kilomètres. Au-delà du 8 juillet, les quantités d’eau, enregistrées chaque jour de pluie, furent assez importantes pour assurer, pendant les jours suivants, le maintien dans le sol d’une humidité propice à l’oviposition.

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